(DE-DK) Mardi 5 juillet 2022 (jour 9) : Rømø – Esbjerg (81,55 km)

Éveil à 6h, un peu tôt, mais impression d’avoir très bien dormi, malgré un réveil vers minuit et un autre à 4h34. On craignait un peu le bruit le soir et la nuit, car hier on avait un groupe de six Danois juste devant notre fenêtre qui faisait un boucan pas possible en prenant joyeusement l’apéro, mais non, ils ont été sages comme des images ! À mon avis, c’est vraiment un logement pour randonneurs, comme annoncé, et tout le monde est au lit à 21h, fourbu !

Comme j’ai une demi-heure à tuer avant le petit-déjeuner (qui est servi à partir de 7h30), j’en profite pour dire un truc que je pense souvent à écrire, et puis que j’oublie : je pense souvent à quelques personnes, au cours de ce voyage : à mes enfants évidemment (même aux deux dont je parie qu’ils ne lisent jamais ce blog – bisous à tous, je vous aime !), à un certain petit Raphaël qu’il me tarde de rencontrer, à ma maman qui aimait tant la Scandinavie (elle avait visité le Danemark et la Norvège), à ma filleule Coline, à mes amis Nath et Henry qui sont encore plus au Nord que nous, mais en voiture (et dont le blog « croise » souvent mes réflexions), et puis à quelques cyclistes : 

Arnaud, qui je pense trouverait ce périple trop plat, avec son Grimpe-Tout, et dont j’ai commencé ici à partager le goût pour les routes où les cyclistes cohabitent avec les voitures (surtout quand il n’y en a pas, de voitures…): les pistes cyclables, c’est bien quand leur revêtement est top, mais souvent la route est meilleure… 

Et puis Lukske, Florence, François, Michèle, Sophie, avec qui je partage cet amour des expéditions cyclistes et qui peut-être roulent quelque part sur la terre en ce moment, comme nous…

Voilà, c’était mon quart d’heure sentimental, plus qu’un quart d’heure avant d’aller manger !

Pendant notre petit-déjeuner, il se met soudain à pleuvoir des cordes. On s’en fiche, on pare au plus prisé : manger, ce qu’on fait assis dans une très jolie salle qui date du 17è siècle, et où la reine en personne s’est attablée avant nous, comme en témoigne une photo accrochée au mur. Ce premier petit-déjeuner danois est un peu différent de l’allemand, plus de fruits, de légumes, etc. et moins de charcuteries. Tout ça reste quand même fort éloigné de mes habitudes, mais je me débrouille. 

À 8h45, on se met en route, sous la pluie. On roule bien, il cesse de pleuvoir, après 7 km environ on entame la digue, ça va tout seul avec le vent dans le dos, on admire les paysages, la pluie qui tombe manifestement plus loin devant, plus loin à gauche, plus loin à droite, mais pas sur nous, bref c’est le bonheur, et puis Philipp m’appelle : son pneu avant est plat ! 

Le plus sage me semble être de faire demi-tour: on a fait environ 2km sur la digue, et juste à son début il y a des pompes à essence, ils pourront peut-être nous aider. Car je le rappelle, même si ça doit me valoir les railleries pendant des siècles et des siècles de mes amis cyclistes, on n’a pas de pompe. Et ça, c’est pas de bol…

On repart donc en sens inverse, moi à vélo, Philipp à pied. À la pompe à essence, je sors mon plus bel allemand et je ne m’en sors pas trop mal : j’apprends qu’il y a un réparateur à 8km (au port, je l’ai vu hier soir près du resto…), et une pompe à l’office du tourisme juste en face de la pompe à essence. Malheureusement, à l’office du tourisme, ils ont une borne de réparation, mais pas de chambre à air, or vu la rapidité à laquelle le pneu de Philipp s’est dégonflé, il va certainement falloir la remplacer. Et celle que j’avais avec moi à déjà été utilisée pour mon vélo… 

Entretemps, Philipp a appelé notre assurance Europe Assistance. Qui nous informe un peu plus tard laconiquement par sms que notre assurance ne couvre que les pays limitrophes, pas le Danemark donc… 

On a donc plus qu’une chose à faire : se débrouiller par nous-mêmes ! En mettant nos compétences en commun, on finit par trouver l’origine de la fuite, Philipp sort son kit de réparation, mais la colle est complètement séchée dans son tube ! Heureusement, la pompe à essence vend des kits complets de réparation !

Le temps a évidemment passé, et il est 11h30 quand on est enfin prêts ! Rebelote sur la digue, qu’on avale à plus de 28km/h (aucun mérite, vent dans le dos), et cap vers le Nord le long de la Vestkystruten (ben quoi ? La Westkustroute, c’est pourtant clair !). Là, ça se gâte tout de suite un peu, car non seulement on n’a plus le vent dans le dos, mais en plus on se tape quelques kilomètres sur un sentier en gravier absolument abominable, dont le seul mérite est de nous confirmer que la réparation du pneu de Philipp tient !

Heureusement, on finit par rejoindre une route asphaltée qui longe la digue, puis on traverse le village de Brøns, et on fait un arrêt devant sa très jolie église pour se mettre de la crème solaire.

À 13h05, alors qu’on a fait 22,22km (depuis notre deuxième départ, le « vrai »), on avise une table de pique-nique au bord de la route, le soleil brille, on a faim, on a déjà compris qu’on ne mangerait pas vraiment ce midi, donc on s’arrête pour grignoter (noix de cajou pour Philipp, la même chose plus figues séchées et mini-bretzels pour moi). Mais on est à peine arrêtés qu’il se remet à pleuvoir, Alors on repart…

Nouvel épisode graviers, puis on atteint une magnifique piste cyclable qu’on n’arrêtera plus de suivre pendant plusieurs dizaines de kilomètres, le long de la digue. De l’autre côté, comme je le vérifie (profitant d’un des arrêts « Attends, j’enlève mes protège-chaussure », ou « Attends, j’ai oublié de remettre mes lunettes »), ce sont des paysages habituels des Wadden: des schorres, des moutons, des vaches, etc. 

Avec toutes ses averses, le ciel est magnifique, et les barrières allemandes ont fait place à des petits passages étroits (dont le sol est constitué de tubes métalliques espacés que les animaux ne peuvent emprunter) à gauche ou à droite de larges barrières, passages que je m’exerce à franchir, car je reste pas très douée pour les manoeuvres cyclistes…

On commence à avoir envie de s’arrêter (en fait, on est crevés), mais il n’y a pas un établissement en vue, et comme notre B&B est assez excentré, on décide d’aller d’abord dans le centre, car on a pris la ferme résolution de ne pas poursuivre ce périple sans avoir fait l’acquisition d’une pompe et de deux chambres à air ! Quelques averses plus tard, on arrive donc à un magasin de vélos, on fait nos petits achats et on repart pour le centre-ville, où on arrive à 16h30. On s’installe à une terrasse, où commence par un cappuccino (moi) ou un chocolat chaud (lui), puis on décide de manger là, après tout il est presque 17h… On enchaîne donc avec une grande bière sans alcool et un cheeseburger végétarien.

Puis, un peu requinqués, on se remet en route pour notre B&B, situé à Tarp, dans la banlieue de Esbjerg. On y arrive à 18h25, c’est le « 272 B&B », on y a la chambre 20, et c’est mignon tout plein : quelques bâtiments de plein pied qui abritent chacun quelques chambres (4 pour le nôtre en tout cas), chacune ayant aussi une petite table de jardin et deux chaises dans le jardin commun, face à la porte d’entrée.

Je prends ma douche, il repleut, mais il fait grand soleil, donc ce qui doit arriver arrive !

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(DE-DK) Lundi 4 juillet 2022 (jour 8) : Dagebüll – Rømø (90,39 km)

Dur réveil vaguement migraineux vers 5h30, sauf que je lis mal l’heure et crois qu’il est une heure plus tard. C’est quand Philipp s’éveille et me demande l’heure que je me rends compte qu’il va bientôt être 6h, et non 7h. Mais la migraine augmente rapidement, pas question de me rendormir. Heureusement, le petit-déjeuner est accessible à partir de 7h, et nous y sommes donc les premiers. Et il y a des croissants, et en plus ils sont bons !

Il fait beau, il y a une lumière magnifique ce matin, le vent n’a pas l’air de souffler trop fort, et de notre chambre j’ai déjà pu observer un lièvre.

On a une longue route aujourd’hui, 80 km environ, et je ne me sens pas en super forme. Mais si on retrouve nos vélos (qui ont passé la nuit à l’abri de la pluie, mais pas des voleurs) et qu’aucun de nos pneus n’est plat, on va pouvoir se mettre en route tôt !

Hier, peu après notre départ de Husum, j’ai senti un truc bizarre sur mon épaule, soudain. Craignant un insecte, j’ai tenté de le chasser de la main, et me suis retrouvée avec la main souillée d’un liquide brun… C’était un caca de volatile, qui avait également bien souillé l’une de mes fontes. Ça n’a aucun intérêt, mais je tenais à le consigner ici pour la postérité. Et je dois encore nettoyer la fonte (l’épaule, c’est fait, si si).

On se met en route à 8h, on n’est jamais partis aussi tôt ! Notre route quitte rapidement la côte, et c’est tant mieux parce qu’on en a vraiment ras-le-bol des barrières à moutons à ouvrir tous les kilomètres ! Quand je pense que la première fois que j’en ai trouvé une, lors d’un de mes premiers voyages cyclistes, j’ai trouvé ça charmant ! Je me rends compte à quel point ça casse le rythme et épuise, à la longue.

On avance donc bien sans les barrières, on a le vent dans le dos, on est principalement sur des routes asphaltées, on traverse quantité de villages portant des noms se terminant en « büll », et à part un petit cafouillage, on ne se trompe pas de chemin. 

Tout près de la frontière, l’itinéraire nous amène soudain à un château (le Seebüll hof), puis à un chemin de coquillages, puis d’herbe, puis à un petit pont blanc adorable d’où Philipp s’amuse à faire pipi dans l’eau. Il est 10h15 et on a déjà fait 37km, c’est une journée comme je les aime !

On arrive ensuite à la frontière, et on (enfin Philipp) échange quelques mots avec un couple de Néerlandais qui font le tour des villes de la Hanse et viennent de passer la frontière dans l’autre sens.

Peu après, on arrive à Højer, on tournicote dans le village  à la recherche d’un café où s’arrêter, Philipp ayant un besoin impérieux… de se situer sur la carte. C’est un peu pénible parce qu’il y a des travaux et que plusieurs rues sont donc ouvertes, on doit donc rouler dans le sable ou les graviers. 

À 11h30, on finit par s’arrêter au moulin de Hojer. Philipp a fini par taquiner l’indigène, une brave dame qui voulait nous faire repartir dans une direction que je désapprouvais formellement, mais j’ai prétexté que je voulais vouloir le moulin, ce qui a fait entendre raison à Philipp et … permis à notre indigène de se souvenir qu’il y avait un café au moulin ! (Gros soupir)

Café pour moi, chocolat chaud pour Philipp, boule au chocolat pour les deux, d’abord dehors, mais on doit se replier rapidement sur l’intérieur car il commence à pleuvoir.

On a fait plus de 50km et c’est la grande forme, comme quoi… mais il nous reste 37km à parcourir, dont une bonne partie vent de face puisque le vent souffle de l’ouest et que Rømø est à l’ouest de la côte…

On repart sous la pluie, j’ai pensé à mettre mon superbe protège selle acheté à Vlieland cet hiver, mais Philipp a oublié et s’en sert donc pour protéger son postérieur de sa selle trempée !

La pluie, heureusement, ne dure pas trop longtemps. On suit l’itinéraire Komoot que j’ai programmé hier soir, mais qui ne suit pas la North Sea Cycle Route (désolée, je ne sais pas comment on dit ça en danois). Ça perturbe un peu Philipp, qui croit toujours qu’on s’éloigne, mais il fait des efforts louables pour lâcher prise. Et la route est magnifique, le ciel superbe, les couleurs variées… Je fais peu de photos parce qu’on roule bien et qu’on savoure le fait de ne plus être obligés de s’arrêter tous les kilomètres pour ouvrir une barrière : on ne va pas remplacer les barrières par des pauses photo, ce serait con !

Les choses se gâtent un peu lorsqu’on emprunte la digue vers Rømø, comme il fallait s’y attendre. Dix kilomètres nous attendent, vent de face, et quel vent ! On fait deux pauses noix de cajou pour se donner de l’énergie, et curieusement je suis plus en forme que Philipp. Peut-être parce que c’est beau, tout simplement ! 

Par contre, heureusement que j’ai voulu aller voir le moulin de Hojer, parce qu’il n’y a strictement rien à manger ni à boire sur notre chemin ! Et une fois arrivés à Rømø, il y a, mais tout est fermé le lundi !

On continue donc bravement, c’est moins pénible depuis que le vent est latéral, mais il faut se cramponner à son guidon. Par contre, c’est magnifique, un petit air de Vlieland…

Mon itinéraire Komoot nous amène sans problème jusqu’à une adorable maison à l’écart de la route, avec petit jardin, balançoire, etc. On est tout contents, mais le monsieur qui vient nous accueillir à l’air fort surpris : on n’est pas à la bonne adresse ! On reprend donc la route munis de ses explications (Philipp) et de Google Maps (moi) et deux bons kilomètres plus loin, cette fois ça y est, on est arrivés !

Il est 15h10, on a fait un bon 40km, plus les 50 de ce matin… Et je suis en pleine forme ! 

On loge dans un endroit composé de plusieurs bâtiments de plein pied, chacun abritant quelques chambres. La notre, le numéro 10, est vraiment rudimentaire : deux lits jumeaux, une table et une chaise, une petite étagère entre les deux lits, et c’est tout ! Pour les sanitaires, il faut aller dans le bâtiment voisin, où se trouve un local wc -douche qu’on partage avec nos voisins du numéro 9.

Après avoir fait nos lits – puisqu’ici il fallait louer les draps –  et pris notre douche, accompagnée de la lessive, on vaque aux occupations habituelles quand on arrive : recharger nos divers appareils, faire nos lits et, pour moi, charger mes photos et écrire ce blog. Quand tout cela est fini, une partie de notre lessive, qu’on a pendue à l’arbre face à la maison, est déjà sèche, et il est déjà 17h30, autrement dit largement temps d’aller manger. 

Avant de rire bêtement, souvenez-vous que 1) on n’a rien mangé à midi, 2) les restaurants, ici, ferment à 20h ou 21h grand max, et 3) on a 90 km dans les pattes, donc on est fatigués et affamés.

On se met en route à pied, puis on se ravise, revient chercher nos vélos (et au passage, on fait une rencontre inattendue), réalise que les clés de nos vélos sont dans notre chambre, revient à notre chambre, retourne à nos vélos, et on se met enfin en route pour le « centre », c’est-à-dire le port, où il y a en effet 4 ou 5 restaurants. Le premier n’a plus de place, on se replie donc sur la pizzeria Europa, une sorte de cantine spacieuse manifestement tenue par des Italiens, où on mange fort bien pour pas cher du tout : en entrée, gaspacho pour Philipp et artichauts à l’ail gratinés pour moi (un délice), et ensuite une pizza chacun, le tout accompagné de bière, en calculant bien notre coup pour ne pas devoir nous lever la nuit…

Ensuite on reprend nos vélos et on va jeter un œil à la mer – il y a des moutons sur la pelouse qui jouxte la plage, et pas de séparation entre la pelouse et la plage, les moutons peuvent donc aller dans le sable – et au port, puis on rentre « chez nous ».

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(DE-DK) Dimanche 3 juillet 2022 (jour 7) : Husum – Dagebüll (63,93 km)

On est éveillés avant 7h, mais vu l’heure à laquelle on s’était couchés hier, même avec une heure ou deux d’éveil nocturne, ça reste une bonne nuit.

Je me rue sur mes biscuits au chocolat, et Philipp sur les restes d’hier : pain, fromage … et bière (heureusement sans alcool) ! C’est qu’une grosse journée de vélo nous attend ! 

En regardant par la fenêtre, on voit plusieurs voitures et une belle caravane qui me fait irrésistiblement penser à celles de Kitchen Stories. L’impression qu’on arrive en Scandinavie se confirme, même si Philipp me déçoit un peu en me rappelant que dans le film, ce sont des Suédois et des Norvégiens. Pas trace de Danois donc…

A 7h55 on est prêts à partir, et c’est à ce moment-là que je découvre que mon pneu avant est plat ! Je me mets en devoir d’examiner la chambre à air, on essaie de repérer l’origine de la fuite, mais peine perdue. Parallèlement, Philipp a contacté notre assurance, un dépanneur du coin l’a rappelé et peut nous conduire quelque part où on trouvera peut-être un réparateur de vélos (et c’est évidemment toujours un dimanche que ça arrive, ce genre de choses..) et après réflexion, on finit par décider de lui demander de nous amener à Husum, ce qui aura en outre l’avantage de raccourcir un peu notre étape du jour. Il accepte de nous prendre tous les deux et arrive un peu avant 10h. Entre-temps, les propriétaires de la Pension Seerose sont arrivés et nous ont prêté une pompe, avec laquelle Philipp regonfle mon pneu à bloc. 

Le dépanneur nous dépose une bonne demi-heure plus tard à la gare de Husum, où j’ai repéré un loueur de vélos ouvert et où, au pire, on pourra prendre le train pour Dagebüll si on n’a pas pu nous aider.

A la Radstation, la jeune fille qui nous accueille accepte de remplacer ma chambre à air pour être sûrs – car mon pneu n’a pas l’air de s’être dégonflé le moins du monde pendant le trajet; ça doit être un tout petit trou. et on peut enfin se mettre en route, peu après 11h ! 

Du coup, ce qui est bien, c’est que toute notre discussion d’hier soir n’a plus aucune raison d’être : on avait en effet renoncé à faire le tour de la « presqu’île » (qui en fait n’est pas du tout une presqu’ile, puisque, comme nous l’apprend le dictionnaire en ligne, qui dit presqu’ile dit isthme, c’est-à-dire étroite bande de terre reliant la quasi île à la terre) sur laquelle se trouve Tating, pour pouvoir faire en partie le tour de la presqu’ile (une vraie, cette fois) de Nordstrand. Mais maintenant que nous sommes à Husum, donc à une douzaine de kilomètres seulement de Nordstrand, plus rien ne nous empêche d’en faire le tour !

On entame donc notre périple, et en effet c’est magnifique, même si en fait très semblable aux paysages qu’on connaît déjà bien, un peu partout le long de la mer des Wadden. Mais bon, l’heure tourne et l’heure de manger arrive vite, d’autant que je n’ai quand même pas mangé grand chose ce matin, finalement. On jette notre dévolu sur le Watt’n Grill, où ils ont même deux burger végétariens différents ! Philipp en prend un, moi l’autre. On assiste à l’arrivée des participants à un tournoi qui a lieu une fois par an, des gens à cheval qui doivent faire passer des lances dans des anneaux et à la fin  il y a un roi et/ou une reine, enfin si j’ai bien compris les explications données par une des cavalières à Philipp, qui n’a pas résisté à « taquiner l’indigène » pour savoir ce qui se passait.

(Je suis d’une atroce mauvaise foi, car cette fois-ci, c’est moi qui lui ai demandé de se renseigner…)

On repart vers 13h20, et c’est reparti pour des kilomètres de digues, de moutons, de barrières à ouvrir, de cieux magnifiques, de cyclistes en électrique (qu’on toise avec dédain) ou en « musculaire » (qu’on salue d’autant plus gentiment qu’ils sont lourdement chargés, comme nous). J’exagère évidemment, on est charmants avec tout le monde, mais on n’en pense pas moins !

Le vent est toujours fort, et rarement dans notre dos, et on est donc passablement fatigués quand on arrive enfin à Dagebüll et au Strandhotel du même nom, à 16h35 après avoir fait 45,26 km. On a une chambre magnifique au 2è étage (la chambre 23), d’où on a une vue imprenable sur la mer, la plage, les Strandkörbe et les gens qui se baignent. On resterait bien deux nuits ici, tiens ! A noter pour la prochaine fois : dix jours sans la moindre pause (ce qu’on a prévu), c’est beaucoup trop.

C’est notre dernière nuit en Allemagne ! Demain, on dort au Danemark !

(à suivre)

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(DE-DK)Samedi 2 juillet 2022 (jour 6) : Barlt – Tating (69,85 km)

Après une nuit semblable à toutes les autres, on se lève vers 6h45. Chose frappante : de notre petite chambre mansardée, on n’entend pas les oiseaux chanter. Le coq, par contre, s’en donne à cœur joie.

Heureusement, je commence à gérer comme une pro ma consommation de liquide le soir: j’ai réussi à ne pas devoir me lever la nuit pour faire pipi (ce qui aurait nécessité d’enjamber Philipp et de me risquer sur une voie étroite jusqu’aux toilettes, avec le vide et l’escalier à ma gauche) ET à ne pas avoir mal à la tête ce matin. Je crois que je peux être fière de moi.

Il fait grand soleil, et comme un bonheur n’arrive jamais seul, il y a des granulés au chocolat noir De Ruijter au petit-déjeuner ! Je comprends pourquoi un peu plus tard, quand notre hôte vient faire un brin de papote avec Philipp : il est Néerlandais ! 

Nous nous mettons en route à 8h45, non sans avoir laissé un petit mot dans le livre d’or de notre « Kajüte » (c’est le nom de notre logement) et dit au revoir à nos hôtes. Pour rejoindre le Nordseeradweg, nous traversons d’abord un bois de pin longeant une voie ferrée, puis une campagne très bucolique. Tout cela est très joli. De temps en temps, un lièvre s’enfuit devant nous, on aperçoit une cigogne, … On avance bien, malgré des pistes cyclables parfois franchement mauvaises, et on prend la ferme décision que dorénavant, ceux qui conçoivent les pistes cyclables devront d’abord faire au moins cent kilomètres à vélo. On est sûrs d’une chose: jamais des cyclistes n’infligeraient ça à d’autres cyclistes !

À 9h35, on fait un petit arrêt sur la ravissante place de Meldorf, après 15km. On y reste un instant perplexe devant une dalle gravée au sol, qui représente quelque chose qu’on peine à identifier. Heureusement, une plaque explicative supplée à notre ignorance : il s’agit d’une broche, pas préhistorique mais presque, dont l’original se trouve au musée du Schleswig-Hostein.

On se remet en route, pendant quelques kilomètres on longe une sorte de canal qui nous mène à la mer, mais la piste cyclable continue au pied de la digue. Après 30 km, on n’y tient plus et on fait un petit arrêt, histoire de monter l’escalier et de voir la mer. Il est 10h35, on peut dire que jusqu’ici on avance bien, et puisque j’ai maintenant des petits machins à grignoter, je m’offre trois biscuits au chocolat. 

On se remet ensuite en route avec allégresse : on a le vent dans le dos et on avance vraiment bien, car il souffle fort. Mais dès qu’on n’est plus dans notre direction « de base » (plein Nord), on sent la différence, et notre compteur oscille entre 11 km/h et 32 km/h !

On traverse Büsum, ça a l’air joli, mais il y a pas mal de monde et on doit même traverser une zone piétonne, c’est malin ça ! Enfin, on désobéit et on roule au pas, et personne ne nous dit rien, ouf !

Ensuite, après une nouvelle portion toute droite vent dans le dos, on arrive à une route qui passe au-dessus de l’Eider; sa partie cyclable a l’air toute neuve, car elle ne figure pas sur Komoot.

On commence à avoir faim, mais il n’y a pas des masses de choses dans les environs, c’est le moins qu’on puisse dire. Alors, on se résout à utiliser les grands moyens : Google Maps nous renseigne un hôtel-restaurant, le Kirchspielskrug Welt hôtel « Möllner Hof », à 2km, à Welt, et on y fonce. Il est 12h40 quand on y arrive, on a fait 61,46km ce matin ! On s’installe à l’arrière, sur la petite terrasse, qui jouxte un très joli jardin où on laisse nos vélos. La carte ne propose rien de végétarien, mais la dame est toute disposée à me préparer un petit quelque chose. Et en fait de petit quelque chose, je reçois une énorme assiette de légumes (carottes, haricots, chou-fleur, brocoli et champignons), accompagnée de sauce hollandaise et de croquettes de pommes de terre. Philipp, lui, s’offre des joues de boeuf, et il paraît qu’il a rarement aussi bien mangé.

Une fois rassasiés, on repart, renonçant (au moins pour aujourd’hui) à poursuivre le tour de la presqu’île – je veux absolument écrire ma chronique pour Marianne aujourd’hui. On va donc directement à Garding acheter de quoi manger ce soir, puis on va à notre « pension » de ce soir, située à quelques kilomètres au sud de Tating. On y arrive vers 15h20, et ça a vraiment l’air très bien. Un petit jardin à l’arrière nous tend les bras, et c’est là que je m’installe, une fois douchée (et petite lessive faite) pour écrire ma chronique.

Ah oui, petit détail : on est maintenant en Frise du Nord !

J’ai un peu de peine à trouver l’inspiration, tout cela est tellement loin… Mais enfin finalement je trouve, et on savoure ensuite un petit apéro dans le calme, avec les moutons au fond du jardin.

C’est là qu’on s’aperçoit qu’on n’a pas de petit-déjeuner demain matin… Philipp a l’air cool (« On a du pain et du fromage ») mais je ne vois pas du tout les choses de cette manière: le salé le matin, très peu pour moi, et partir l’estomac vide aussi !

On se rend compte aussi que le Nordseeradweg nous fait faire le tour d’une presqu’île qui a l’air magnifique, mais porte notre trajet de demain à près de 100km, ce qui m’effraie quand même un peu. On trouve un compromis : on ne fera pas tout le tour de la presqu’ile, on se contentera d’y aller, de la « couper en deux » et d’en repartir. 

À 19h30, on a bien mangé et bien bu (sagement : des olives et des biscuits salés comme apéro, puis du pain et du fromage, le tout accompagné d’une canette de cidre) et on va se coucher !

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(DE-DK)Vendredi 1er juillet 2022 (jour 5) : Elmshorn – Barlt (78,23 km)

Il y a eu un gros orage à 2h du matin, je me suis à nouveau réveillée à 4h40 (et cette fois j’ai fait bien attention : il pleuvait et les oiseaux chantaient), mais nos voisins d’étage ont été exemplaires (il faut dire que Philipp avait fait ses doléances à la dame de l’accueil, qui les avait répercutées à nos lascars) et j’ai l’impression d’avoir mieux dormi.

Le temps s’annonce pluvieux et plus frais, mais après la chaleur qu’on vient d’avoir, ça nous ferait plutôt plaisir. 

On déjeune à 7h30, heure annoncée la veille. La journée d’hier a été éprouvante, sans doute aussi en partie parce qu’on est partis plus tard que d’habitude, et je connais peu de choses plus déprimantes que de n’avoir fait que 16 km à 11h30 ! On est donc bien décidés à partir tôt ce matin.

La dame qui nous accueille au petit-déjeuner a un sens de l’accueil très personnel, puisqu’elle met un bon quart d’heure à se dégeler, commençant par nous tourner autour d’un air inquisiteur, ses questions donnant l’impression qu’elle cherche à nous aider, mais son attitude dénotant plutôt d’une méfiance hostile. À notre départ, par contre, elle était charmante, et nous a même informés que nous étions le 1er juillet. Aucun intérêt, je sais, mais c’est dire à quel point elle était soudain devenue loquace !

On part peu avant 9h sous la pluie en direction de l’Elbe, que nous allons à nouveau suivre aujourd’hui jusqu’à la mer du Nord, qui est en somme le fil conducteur de ce voyage. Au bout d’une quinzaine de kilomètres, nous rejoignons donc l’Elbe et sa quantité invraisemblable de moutons, de barrières et de crottes. On a le vent de face et il pleut, mais on se demande si à tout prendre, ce n’est pas mieux que la canicule d’hier…

On fait une première petite pause après 25km à Glückstadt. C’est ravissant, une sorte de petit Honfleur allemand, mais on ne s’attarde pas plus que le temps de quelques photos – et d’un pipi pour moi.

Ensuite, c’est à nouveau le vent, les barrières, les moutons et les crottes. La pluie et les flaques aussi, mes sandales font donc leur baptême lorsque, pour franchir une barrière, il devient inévitable de marcher dans l’eau. Tant pis, ça sèchera… 

Avancer contre le vent est pénible (il souffle à près de 20 km/h quand même), je m’arrêterais bien pour manger (parce que oui, Obélix a faim !) dans un petit village dont on aperçoit le clocher de l’église, très joli au demeurant, mais il n’est même pas midi, et on n’a même pas fait 40km… On continue donc, mais non sans que je termine mon (petit) stock de noix de cajou, déterminés à s’arrêter à la ville suivante, du nom de Brunsbüttel, qui a l’air tout sauf attirante de loin, mais a l’insigne qualité d’être suffisamment grande pour qu’on y trouve certainement à manger, ainsi qu’un magasin où me refaire un stock de petites choses à grignoter en cas de petit creux subit.

Brunsbüttel, c’est une centrale nucléaire, une quantité invraisemblable de pylônes électriques, des industries, bref un truc assez hideux. Mais ô surprise, à l’approche du centre, on réalise que pour l’atteindre, il nous faudra prendre un bac, car le centre est de l’autre côté du Nord-Ostsee-Kanal. Il est 12h30, on a fait plus de 51 km, et sitôt le pied posé sur l’autre rive, on se jette donc sur la rue principale et sa Pizza Factory, où on met un temps bête à être servis, la serveuse ayant oublié d’encoder notre commande, et où on évite soigneusement la pizza, puisque c’est ce qu’on mangera probablement ce soir. Mais on mange bien : pour moi un plat de légumes tomatés recouverts de fromage et passés au four, pour Philipp une soupe à l’oignon et du camembert pané. Ensuite, je vais faire mes petites courses au supermarché juste à côté : noix de cajou, figues séchées et biscuits au chocolat. J’ai failli acheter une provision de chocolat pour les petits déjeuner, puis j’ai craint qu’il fonde à la chaleur si les températures remontent. J’espère ne pas le regretter : je dois dire que je crains un peu les petits-déjeuners danois… Détail amusant : je découvre qu’il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves – ah non, c’est pas ça…- des pays donc où aux caisses des supermarchés, il y a des feux de signalisation !

On se remet en route à 14h35, mais plutôt que de poursuivre directement vers notre logement du soir, on va d’abord jeter un oeil à l’Elbe, puisque Philipp veut absolument voir si on voit Cuxhaven. (Ben non, on le voit pas, il fait beaucoup trop gris et couvert pour ça, là, t’es content ? Je te l’avais bien dit, et puis de toute manière on s’en fout : on a vu Cuxhaven, on y était il y a trois jours !)

Enfin, au moins il y a des moutons, et ça, c’est toujours chouette. Je ne me lasse pas de les observer, en fait : il y a les solitaires qui nous tournent le dos au beau milieu de la piste cyclable en mâchouillant tranquillement un brin d’herbe, il y a ceux qui restent immobiles par grappes de douze, il y a les couples maman-bébé ou deux copines ou que sais-je, et puis ceux qui gambadent par deux ou trois en sautillant…

Bref, on fait nos adieux à l’Elbe, et on met le cap sur Barlt. Il a cessé de pleuvoir depuis un peu avant la pause de midi, mais le vent souffle toujours aussi fort, et si on l’a parfois dans le dos, ce n’est jamais pour très longtemps. On reste pourtant vaillants pour parcourir les derniers 26 km de la journée, et on arrive enfin à Barlt à 16h20 sous un timide soleil.

De Olle Uhlhoff (c’est le nom de notre logement) est en fait une énorme ferme au toit de chaume. Nous trouvons les propriétaires à l’arrière du bâtiment, occupés à faire rentrer deux cochons dans leur enclos ! Il y a aussi des poules et des chevaux, et peut-être encore d’autres animaux, je ne sais pas. La dame nous montre notre appartement, adorable, kitchenette et petit salon au rez-de-chaussée, et chambre et salle-de-bain à l’étage, avec même un petit jardin privé où je m’installe, sitôt douchée, pour écrire ceci.

Le soir, on va manger au restaurant Harmonie, à quelques centaines de mètres, où on a réservé ce matin, histoire de ne pas avoir de mauvaise surprise, car Barlt n’est pas vraiment ce qu’on peut appeler une destination animée. Quelques maisons, des champs et un moulin, c’est tout. Mais on mange bien, seuls d’ailleurs puisque les deux autres tablées sont parties alors qu’on venait d’arriver : on mange tôt ici, nous confirme la serveuse : 18h, c’est une bonne heure, et d’ailleurs la cuisine ferme à 20h30. Nous, en arrivant à 19h, on fait tout de suite noctambules méridionaux !

Après le repas, on va encore jeter un oeil à Ursula – c’est le nom du moulin – puis on regagne nos pénates. Demain, on a la ferme intention de partir tôt pour arriver tôt, après avoir acheté de quoi manger dans notre « chez nous » du jour, les restaurants les plus proches étant à une dizaine de kilomètres. 

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(DE-DK)Jeudi 30 juin 2022 (jour 4) : Hambourg – Elmshorn (60,92 hm)

Le premier jour, nous dormions dans la chambre 23, au 2e étage sans ascenseur, la deuxième jour, dans la chambre 22, au 2e étage sans ascenseur. Je m’attendais donc à une chambre 21 cette fois, toujours au 2e étage sans ascenseur, mais non: nous avions la chambre 115, au 1re étage, avec ascenseur ! Ce qui ne m’a pas empêchée de dormir encore plus mal que les nuits précédentes ! Et ce n’est pas à cause du chemin de fer, tout proche, qui paraît-il (c’est Nathalie qui m’a dit) a valu un commentaire négatif sur internet à cet hôtel pourtant très bien. 

Je commence ma journée en lisant à voix haute (comme ça Philipp en profite aussi) le premier article du blog de Nathalie et Henry, qui partent quant à eux pour 3 semaines en Norvège. D’ailleurs, si vous voulez suivre leur périple, c’est par ici et Henry écrit très bien : https://norway2022.greenpeppers.be.

Hier était jour de lessive pour moi, il était temps après trois jours… Bien qu’elle soit sèche ce matin, je change quand même de tenue – on a sa coquetterie, même à vélo – puis on part retrouver nos amis au petit-déjeuner.

Du coup on papote un peu plus que d’habitude et on se met en route à 9h45 seulement. J’ai programmé Komoot pour qu’on retrouve la rive de l’Elbe sans problème, et c’est en effet ce qui se passe. On admire au passage les anciens entrepôts (la Speicherstadt) et les ascenseurs qui mènent au tunnel sous l’Elbe (celui que Philipp aurait voulu qu’on emprunte hier), puis on continue vers Blankenese, dernier endroit connu de Philipp en Allemagne du Nord.

Le fléchage est toujours lamentable, et en suivant les panneaux Nordseeradweg, on arrive donc à une charmante petite plage qu’il est évidemment impossible de traverser à vélo. Un des policiers présents, à qui Philipp fait part fort civilement de sa perplexité et de son mécontentement, nous conseille de rejoindre la Elbchausee un peu plus haut, mais à mi-hauteur, on bifurque vers une adorable ruelle étroite, où on ne peut d’ailleurs pas rouler à vélo, bordée de magnifiques maisonnettes à droite et de leurs jardins à gauche, le tout à flanc de colline.

Les choses se compliquent quand on doit laisser passer le camion poubelle, dont on croirait qu’il a été fabriqué exprès pour passer dans cette ruelle. On se range avec nos vélos sur le porche d’une maison, puis on repart et on rejoint finalement la Elbchaussee, en prenant une côte qui me fait un peu penser à celle que nous avons dû gravir pour atteindre notre hôtel à Koblenz. Horrible… et évidemment, en poussant nos vélos, rester dessus serait impossible.

Nous retrouvons ensuite l’Elbe et une magnifique piste cyclable, et atteignons Blankenese à 11h20 après avoir roulé 16km. 

À partir de là, on ne quitte plus vraiment l’Elbe, à une petite exception. Le vent n’a pas changé de direction depuis hier et on l’a donc dans le dos, on avance bien et on se paie même le luxe d’une petite course (on a tous les deux gagné !) sur une magnifique piste cyclable dans une réserve naturelle, juste avant de s’arrêter pour manger, à 12h20 a l’établissement Fährmannsand, à Wedel. On n’a fait que 28km, mais on doit être à peu près à la moitié du chemin. On reprend des forces avec deux œufs sur le plat (chacun) et des pommes de terre rissolées, le tout accompagné de force bière sans alcool – de la Weissbier pour être exacte, autrement dit de la blanche, mais munichoise. C’est très bon et ça tient au corps ! Il fait à nouveau très chaud, et seul le vent rend cette chaleur supportable.

On se remet en route vers 13h30, on retrouve des paysages très familiers, semblable à ceux qu’on trouve dans le Nord des Pays-Bas ou même le long de ll’Escaut, et surtout : des moutons ! (Avec les inévitables barrières qui vont avec…)

Et justement, une fois franchie l’une de ses barrières, on est harponnés, Philipp par une dame, moi par un monsieur, tous deux à vélo et qui nous expliquent la même chose (sauf que moi, je ne comprends pas un traitre mot): en fait, plus loin, cette route est fermée à certaines heures, qui varient selon les jours et ne sont évidemment pas affichées, sinon ce serait trop facile. 

Mais le cycliste propose, du haut de son vélo de course, de nous guider, et nous poursuivons donc à trois, à une allure un tantinet plus élevée que ce dont on a l’habitude, et surtout sans pouvoir faire la moindre pause pour une photo ou une gorgée de thé (oui, on carbure au thé).

Lorsqu’on avise des panneaux indiquant Elmshorm, on pense qu’on va pouvoir en être débarrassés, mais non : il nous dit de le suivre encore, ce que nous faisons docilement. Et en fait, on n’a pas tort : il finit par nous lâcher à un embranchement où une piste part sur la gauche, littéralement dans les moutons. Pur bonheur pour moi, qui ai su garder une âme d’enfant, ou de bergère, comme vous voudrez.

Bon, évidemment, la bergère roule dans les crottes, mais que ne ferait-on pas par amour des bêtes ? 

Finalement, on rejoint un canal, que l’on suit plus ou moins sans le voir – mais en voyant d’autres jolies choses ! – jusqu’à Elmshorn, qui disons-le tout de suite a l’air passablement moche. Il est 15h40, on a roulé 32,75km cet après-midi et on est morts de chaud !

Comme la ville n’a pas l’air terrible et que l’hôtel est un hôtel-restaurant pourvu d’une terrasse arrière toute mignonne, on mangerait bien la, mais pas de chance : le resto est fermé… et on est à nouveau au deuxième étage sans ascenseur, chambre 33 cette fois.

L’examen de la carte confirme qu’on a fait un détour en suivant notre guide, mais on n’a pas de regret : c’était très beau !

J’ai quelques craintes concernant cette nuit : on a manifestement des voisins bruyants, un groupe de mecs dont l’un est  déjà venu tambouriner à notre porte, cherchant apparemment ses copains – mais sans un mot d’excuse quand j’ai gueulé à travers la porte…

Le soir, on fait simple et on se jette sur le premier restaurant des alentours, le Sandhu, une sorte de resto grill grec tenu par des Indiens, mais où on ne mange pas trop mal : d’abord un fromage grec pané, ensuite une patate farcie, aux épinards pour moi, au saumon pour Philipp. Et à 20h, on est de retour dans notre chambre, bien décidés à ne pas la faire longue !

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(DE-DK)Mercredi 29 juin 2022 (jour 3) : Stade – Hambourg (55 km)

Nuit de nouveau pas terrible. Pourquoi est-ce que je me réveille chaque jour à 4h40 ?? Enfin, on est pas mal reposés quand même, et on est au petit-déjeuner un peu plus tôt qu’annoncé (on avait dû choisir une tranche horaire, de quart d’heure en quart d’heure, et 8h n’étant plus disponible, on avait opté pour 7h45, mais finalement ce sera 7h30, na !). 

On se met ensuite en route à 9h05, mais on commence par suivre le Nordseeradweg dans le mauvais sens. Heureusement, on s’en aperçoit vite ! On ignore encore que ce n’est que le premier d’une longue série de cafouillages…

Après une dizaine de kilomètres, on rejoint l’Elbe. Je n’ai pas encore parlé du vent jusqu’ici, cela veut sans doute dire qu’on l’avait dans le dos, car ici on l’a de face, c’est tout à fait évident ! On progresse malgré tout à un bon rythme, et après 16 km on fait un premier petit arrêt au bord de l’Elbe, qu’on longe certes, mais que l’on ne voit pas très souvent pour autant, donc on en profite ! 

On quitte ensuite l’Elbe, toujours en suivant le Nordseeradweg, et ça doit être quelque part à ce moment là que ça a commencé à foirer. On a d’abord sillonné une ou des rivières, en haut d’une petite digue très étroite et, comme de juste, soit pavée soit « gravillonnée », sinon c’est pas drôle. 

Un moment donné, on a vu des panneaux « Stade 18 km » Alors qu’on en avait déjà fait 27. C’est là qu’on a commencé à se dire qu’on n’était pas rendus, d’autant qu’aucun panneau, je dis bien aucun, n’indiquait plus Hambourg ! Tout en s’orientant tant bien que mal entre les vergers et les toits de chaume, on a commencé à avoir envie de s’arrêter, d’autant que notre intention était de manger juste avant d’arriver dans la zone portuaire d’Hambourg. Mais comme on avait perdu notre chemin, ou plus exactement comme il n’y avait plus la moindre indication de destination, on a chipoté, tournicoté, improvisé, cafouillé, et la tension commençait même à monter, entre ma vessie qui réclamait un peu d’attention et Philipp qui voulait absolument avancer. On a fini par faire une pause-pipi après 30 km au pied d’un fort joli moulin qui faisait brasserie, mais justement pas là maintenant, avant de repartir confiants, peu avant midi, vers Hambourg, le long d’une vilaine nationale.

Mais somme toutes, la vilaine nationale, c’était encore très bien en comparaison de la zone portuaire, où on s’est évidemment encore magistralement perdus.

Dans tout ça, on cherchait aussi, et tout aussi en vain, à manger, mais le seul établissement qu’on finit par trouver ne voulait pas nous servir en terrasse près de nos vélos, on a donc décidé de continuer et de renoncer à gagner Hambourg par le tunnel sous l’Elbe, et de guerre lasse et malgré une batterie d’iPhone complètement faiblarde, j’ai branché Komoot pour qu’on gagne l’hôtel par le chemin le plus direct, ce qui voulait quand même dire 17km encore. Komoot nous a donc mené à un embarcadère, on est montés dans le bateau qui arrivait justement, une dame nous a expliqué qu’on devait descendre à l’arrêt suivant (car notre bateau restait sur la mauvaise rive) et prendre un autre bateau pour traverser. Ce qu’on a donc fait, en descendant un arrêt avant celui qui nous aurait le plus rapprochés du centre ville. Et sitôt descendus du bateau, on s’est précipités au Elbterrasse, le premier établissement qu’on a trouvé, car il était quand même 13h40, et on avait fait plus de 47km.

Un grand Radler / une grande bière et un spaghetti : une currywurst plus tard, on était reboostés pour les derniers kilomètres jusqu’à notre hôtel, où on est arrivés vers 15h30, tandis que nos malheureux amis (Nathalie, Henry et Coline, dont on avait découvert l’avant-veille de notre départ qu’ils seraient à Hambourg le même jour que nous, et qui ont donc réservé dans le même hôtel) étaient coincés sur l’autoroute, à l’arrêt en plein soleil suite à un accident…

De mon côté, je commençais à m’inquiéter sérieusement pour mon téléphone, et la première chose que nous avons donc faite une fois douchés, c’est aller à l’Apple Store, heureusement situé à un bon kilomètre seulement de l’hôtel, où le vendeur nous a fort gentiment et rapidement pris en charge. Bilan : poussière accumulée dans la prise de recharge de l’appareil et câble foutu. Heureusement, j’échappe donc à un nouvel achat (si ce n’est celui d’un câble évidemment) !

Ensuite, on a poursuivi notre chemin jusqu’à l’hôtel de ville, trouvé un endroit sympa où manger ce soir, réservé, et retour à l’hôtel pour se poser un peu avant notre rendez-vous avec nos amis, à 18h à la réception.

(à suivre)

La suite de la soirée s’est passée comme on l’imagine : apéro et délicieux repas à la terrasse du Mélange, suivis d’un dernier verre au lounge de l’hôtel une fois « la petite » au lit !

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(DE-DK)Mardi 28 juin 2022 (jour 2) : Cuxhaven – Stade (87,75 km)

Je m’éveille vers 4h30 du matin, il fait déjà clair dehors ! Heureusement, je me rendors et on se réveille définitivement peu avant 7h, malgré que le petit-déjeuner ne soit servi qu’à partir de 8h. On patiente donc une heure, même si ça ne nous arrange pas vraiment, puisqu’une longue étape nous attend : 90km environ, si l’on suit le Nordseeradweg – qu’on a déjà vu indiqué hier soir.

Je me sens heureusement assez en forme, malgré quelques petits bobos : mon dos, déjà douloureux avant le départ, encaisse mal les longues journées de train comme celle d’hier, et j’ai une mystérieuse douleur au majeur gauche – un faux mouvement sans doute… 

Le petit-déjeuner est très allemand, plein de fromages et de charcuteries et peu de sucré au buffet, mais je trouve quand même mon bonheur, entre croissants, muesli et un peu de fromage frais aux herbes.

Le temps est magnifique, grand soleil, et vers 9h, on est prêts à partir… Mais où Philipp a-t-il mis ses clés de vélo ?? Il faut un bon quart d’heure de recherches (dans les sacoches, dans la chambre, à la réception) avant qu’on la retrouve finalement : en fait il suffisait de demander à la réception – où Philipp s’était borné à aller chercher la clé de la chambre pour y retourner – : ils l’avaient trouvée hier sur le parking vélo, semble-t-il. Ouf ! Il est 9h15, en route pour la Kugelbake puis la sortie de Cuxhaven vers Alte Liebe, et ensuite c’est l’inconnu pour moi, puisque nous n’étions pas allés, l’an dernier, plus loin que le panneau « Alte Liebe ».

Après une dizaine de km de contournement de la zone portuaire, on atteint les Wadden (enfin les Watten). Hambourg est déjà indiqué sur le sol de la piste cyclable (par l’abréviation HH) ainsi d’ailleurs que Cuxhaven, dont on vient (CUX).

Rejoindre la mer (même si en fait, comme se tue à le répéter Philipp, ce n’est pas la mer, mais l’embouchure de l’Elbe) est, comme chaque fois, magique : sur des kilomètres, ce ne sont que moutons, vaches et (moins drôle) barrières à ouvrir… Sans oublier évidemment les innombrables crottes et bouses entre lesquelles on se faufile tant bien que mal.

Après une vingtaine de kilomètres, on quitte l’Elbe pour l’intérieur des terres, comme le prescrit le Nordseeradweg.

A 11h30, après 36 km, on s’octroie une petite pause au bord d’un charmant canal. Enfin, la pause, c’est surtout pour moi, car Philipp a reçu un message de sa chef et passe donc nos vingt minutes d’arrêt à régler à distance des histoires de délibés ! Ah, ces profs…

A 12h15, après 42 km, on arrive à Wingst, où on s’arrête pour le repas de midi à la Trattoria Benvenuto. Façade charmante, terrasse ombragée et accueillante, mais pour le reste, on repassera, ou plutôt on se contentera de pains au fromage accompagnés de bière sans alcool.

Et quand je dis « pains au fromage », n’allez pas imaginer un sandwich : c’est un petit pain sur lequel on a manifestement fait fondre du gruyère râpé, sans plus… Enfin, on est contents de s’arrêter !

Et on l’est encore plus (de s’être arrêtés) quand on repart, car ce qui nous attend est assez vallonné. Bon, ce n’est évidemment pas les Alpes, mais ça monte et ça descend jusqu’à ce qu’on rejoigne une charmante rivière, la Oste, qu’on longe malheureusement sans la voir, mais c’est joli quand même. 

N’empêche que dans l’ensemble, l’itinéraire balisé fait une quinzaine de kilomètres de plus que l’itinéraire le plus court, et que réflexion faite, je ne vois pas très bien pourquoi. Il y a certes de jolis petits villages (deux ou trois), des portions de route mignonnes comme tout, mais il y a aussi des pistes cyclables le long de la route, des chemins de graviers et même parfois d’horribles pavés.

On commence à être passablement fatigués lorsqu’on avise enfin, peu après 15h, un charmant établissement dans le patelin au nom non moins charmant de Himmelpforten (« les portes du ciel »): le Café Manaia, où on s’enfile une bière NA et, pour moi, une gaufre au sucre et à la chantilly. C’est que j’ai faim, après avoir roulé 32 km depuis mes misérables pains au fromage !

On repart peu avant 16h, et là, bonheur : un panneau indique Stade à 14 km ! C’est donc pleins d’enthousiasme qu’on parcourt les derniers kilomètres; il y a encore quelques montées, mais l’arrivée dans Stade est vraiment jolie, on traverse un grand parc qui fait un peu penser à l’entrée dans Breda, puis on trouve notre hôtel sans trop de peine, et tant ce dernier que Stade sont positivement ravissants. Il est 16h50, on range nos vélos jusqu’à demain, et hop, à la douche !

Le soir, après avoir méticuleusement exploré les alentours, on jette notre dévolu sur le restaurant Memories, où on s’offre un hamburger végétarien – après tout, cela fait aujourd’hui 35 ans exactement qu’on est entrés dans la vie l’un de l’autre… 

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(DE-DK) Lundi 27 juin 2022 (jour 1) : Un jour, six trains 

Les départs en vacances au petit matin, c’est toujours un peu stressant. Mais alors quand ton fils n’a plus donné signe de vie après que tu l’aies quitté le samedi soir dans la piscine d’un jardin brabançon, que tout ce que tu sais c’est qu’il n’est finalement pas rentré avec sa grande sœur, préférant rester plus longtemps chez sa marraine et rentrer en taxi…

Tout à mes préparatifs de voyage, l’évidence ne m’a frappée que passé 23h, pile au moment de me coucher. C’est sûr, il avait certainement été assassiné par un taximan homophobe et je ne l’apprendrais que dans quelques jours, quand on retrouverait son corps dans un petit bois. C’était le scénario à la fois le plus probable et le moins propice à l’endormissement. Bref, j’ai dormi 5h, et même le réveil programmé à 5h45 m’a trouvée déjà éveillée, levée … et rassurée : mon fils est vivant, alléluia, je ne suis pas une mère indigne, les taximen sont sympas, c’est juste que « j’avais plus de batterie ».

Du coup, ce qui est vachement chouette, c’est que j’ai même eu le temps de déjeuner avant notre départ, poules libérées, à 6h15 pour la gare du midi, où après un premier trajet cycliste de 6,9km (22 minutes), on a attrapé le premier des cinq trains prévus aujourd’hui, celui de 6h55 pour Welkenraedt…

Et puis le deuxième, Welkenraedt – Aachen, et tout aussi facilement le troisième, celui de 9h22 pour Düsseldorf. C’est-à-dire une heure plus tôt que celui prévu initialement, mais notre expérience récente de « disparition » de trains à Aachen nous avait fait choisir de partir une heure plus tôt que nécessaire de Bruxelles, pour être certains d’avoir le train de 10h22 pour Düsseldorf. Et comme miraculeusement, aucun train n’a disparu, nous voilà avec une heure d’avance sur l’horaire, ce qui devrait nous permettre, si tout continue comme ça, d’arriver à Cuxhaven vers 16h30 au lieu de 17h30.

Par contre, il fait gris, et dans les trains il fait même franchement froid ! 

A peine montés dans le train pour Düsseldorf, on se fait rappeler à l’ordre par une dame car on doit porter un masque. Et le mien n’étant pas réglementaire, elle me le fait remarquer sans ménagement. Ah, l’émouvant attachement teuton à la discipline !

Juste avant Düsseldorf, on traverse le Rhin. Et à Düsseldorf (coucou François !), on profite de la petite heure dont on dispose pour s’acheter un sandwich. On monte ensuite dans un train qui n’est pas celui pour lequel on a une réservation, espérant pouvoir ainsi arriver plus tôt à destination. La consigne est simple : en cas de contrôle, Philipp se tait, et moi je fais l’idiote qui baragouine à peine quelques mots d’allemand (bref, c’est tout moi) et je tente d’expliquer qu’on croyait que nos billets valaient pour n’importe quel train.

Le plan fonctionne à merveille, en tout cas pour cette partie-là. Mais les contrôleurs m’expliquent très gentiment et avec force gestes qu’on doit descendre à la prochaine gare, celle de Duisburg, et prendre le train suivant, qui est celui pour lequel on a une réservation.

Ce qu’on fait donc. Ce qui est bien, c’est que du coup on n’aura pas annulé pour rien notre réservation à l’hôtel de ce soir via Booking.com pour la refaire en direct, ce qui était la seule solution si nous arrivions après 17h pour pouvoir accès au coffre dans lequel se trouverait notre clé. Ne cherchez pas la logique, il n’y en a pas…

Et évidemment, je n’ai pas démérité du doux surnom dont m’affuble Philipp avec une touchante constance, et aussitôt dans le train Duisburg – Bremerhaven-Lehe, je me mets donc en devoir de (enfin) manger. Lui aussi, cela dit… 

Mais « Obélix en Germanie », c’est moi !

On entame notre plus long trajet en train de la journée, 3h30 environ, avec quelques arrêts seulement, dont un à Brême (coucou Ingo et Ulrike !).

Sauf qu’arrivés à Bremerhaven Hauptbahnhof, avisant la pluie qui tombe dru, on décide de descendre là plutôt que d’aller jusqu’à Bremerhaven-Lehe : quitte à attendre près d’une heure, autant le faire dans une « grande » gare plutôt que sur un quai sous la pluie ! C’est aussi l’occasion d’une boisson chaude, et je commence à me demander si je n’ai pas surestimé le caractère estival du climat en n’emportant qu’une paire de sandales et un unique pull… Enfin, mon application météo me promet grand soleil pour demain, et celle de Philipp, moins optimiste, estime le risque de pluie à 30%. Espérons que j’aie, comme toujours, raison ! 😜

Notre dernier train, jusqu’à Cuxhaven, accuse finalement un bon quart d’heure de retard à l’arrivée, resté longtemps immobilisé dans l’attente du passage d’un autre train venant en sens inverse. Il est donc 17h45 quand on arrive à Cuxhaven, par un temps vraiment maussade, gris et pluvieux, et c’est sous la pluie que nous gagnons notre hôtel situé à 3,5 km de la gare, heureusement sans nous tromper.

 

La chambre est jolie et relativement spacieuse, juste en face de l’église, et au 2è étage – je crois vraiment qu’ils le font exprès, quand ils accueillent des cyclistes !

La douche sous laquelle on se précipite, contrairement à l’habitude, a pour fonction de nous réchauffer…

Je me suis amusée – sur une idée de Philipp – à enregistrer notre trajet en train à l’aide de ma montre connectée. Mais elle n’est visiblement pas habituée à ce type d’exercice, car à l’en croire, on a parcouru 100 km ! Enfin, au moins on a notre trajet en image !

Le soir, on jette notre dévolu sur la pizzeria du coin de la rue, Parlamento, puis on se balader jusqu’à la Kugelbake, car oui, le soleil est enfin là !

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A vélo de Cuxhaven (DE) à Kiel (DE) en passant par le Danemark

Le mois de juin se termine, et notre prochain grand voyage cycliste approche. Il y a déjà quelques années, nous avons commencé à rêver à la North Sea Cycle Route, un itinéraire cycliste qui, comme son nom l’indique, fait le tour de la Mer du Nord. Nous en connaissions déjà quelques portions, Philipp et moi – parcourues tantôt seul, tantôt ensemble -, mais l’idée était, et reste, d’un jour « faire la totale ». Pas en une fois bien sûr, ce serait impossible tant qu’on travaille, mais méthodiquement, « petit » bout par « petit » bout.

L’an dernier, nous avons donc commencé à réaliser ce projet, en allant de Kalmthout (BE) à Cuxhaven (DE) en s’offrant au passage quelques petites îles des Wadden néerlandaises (Texel, Vlieland et Terschelling) mais aussi une étape à Bremen chez des amis.

Cette année, nous poursuivons l’aventure, et fort logiquement, nous reprenons le voyage là où nous l’avions laissé l’an dernier, c’est-à-dire à Cuxhaven, dans le nord-ouest de l’Allemagne. Et de là, nous allons toujours plus vers l’Est, avant de mettre le cap franchement vers le Nord pour remonter la côte ouest du Jutland, avant de redescendre sur Kiel (DE), où nous serons à nouveau accueillis chez un ami allemand. En gros, ça donne ceci :

Et toujours en gros, ça fait un peu moins de 1200 km. Sans les détours, les erreurs, les chipotages divers et autres suppléments éventuels ! Départ lundi 27 juin, nos 21 étapes étant déjà réservées (ainsi que deux arrêts de deux nuits consécutives au même endroit). Bon, évidemment, la première étape se fera en train, puisqu’il nous faudra 5 trains pour rejoindre Cuxhaven – ah ben oui, tant qu’on ne pourra pas emprunter les internationaux avec son vélo, cde sera notre triste lot ! – : Bruxelles-Welkenraedt, Welkenraedt-Aachen, Aachen-Düsseldorf, Düsseldorf-Bremerhaven-Lehe, et enfin Bremerhaven-Lehe-Cuxhaven ! Départ à 6h55 de Bruxelles, arrivée prévue à 17h27 à Cuxhaven !

Je vous laisse la surprise des étapes, mais disons déjà qu’on passera 7 nuits en Allemagne, suivies de 14 au Danemark.

A lundi prochain pour la suite, ou plutôt le début, de nos aventures !

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