Jour 10 : Kiel – Oldenburg

On s’éveille à 6h et on est à 6h30 au petit déjeuner. C’est qu’on a une longue journée de vélo devant nous – du moins c’est ce qu’on croit, puisqu’on estime notre trajet du jour à 90km. Il fait un peu gris, mais les nuages font rapidement place à un grand soleil. Pour un peu, on pourrait prendre le petit déjeuner sur la terrasse de l’hôtel !

On se met en route à 8h20, les premiers kilomètres vent de face, et puis de dos, dès qu’on quitte le fjord.

Adieu à Kiel

Après 13 km, à 9h10, on est à Kitzeberg, d’où on aperçoit notre hôtel. Puis on traverse des passages dans la forêt, on longe des petites plages désertes et on voit même une toute petite sirène !

Et après un peu plus de 20 km, à 9h45, on arrive au sous-marin de Laboe. On envoie une petite photo souvenir à Ingo.

Ensuite on prend une magnifique « autoroute » cycliste, qui longe une réserve naturelle, puis une plage de sable blanc, sur près de dix kilomètres. On a le vent dans le dos, et on avance donc à vive allure, avec un paysage magnifique, tant sur notre gauche (la plage et la mer) que sur notre droite : une forêt de sapins, et dedans des maisons dont on n’aperçoit que le petit toit pointu.

On emprunte ensuite un chemin sinueux de coquillages concassés longeant des champs de maïs, puis des tronçons parfaitement asphaltés, puis à nouveau des sentiers étroits. On dirait qu’ils se sont amusés à varier les revêtements, les largeurs, etc. pour amuser les cyclistes ! Je fais une petite chute sans gravité (sans gravité mais dans les orties) sur l’un d’entre eux alors que je tente de mettre pied à terre pour croiser un autre cycliste.

Quand on s’arrête pour manger, à 12h15, on a déjà fait 59 kilomètres ! On jette notre dévolu sur la terrasse du Genueser Schiff, Strandkorb Café bar & bistro, quelque part entre Lippe et Hohwacht. Leurs Strandkörbe nous tendent les bras, et la plage est toute proche ! Que demander de mieux par un beau temps comme ça ?

Philipp opte pour une petite soupe tomates, moi pour un risotto vegan (délicieux), et une fois nos repas avalés, il s’endort comme un bienheureux dans sa Strandkorb !

Après cette petite sieste, il fait nettement moins chaud : le ciel est devenu très nuageux, ce qui compromet notre projet de baignade. On se remet donc en route, non sans un dernier coup d’œil aux peintures qu’un artiste réalise dans sa Strandkorb et expose là.

En chemin, on traverse une magnifique réserve naturelle qui me fait penser à la Zélande, et à 15h10, après 80 km, on arrive à notre hôtel, Zur Eule, à Oldenburg in Holstein. Suivant le conseil de notre hôtesse, on réserve une table au restaurant Zur Alten Treppe.

Et je m’endors aussitôt ! Il faut dire que la nuit a été courte …

On est à 18h au resto, où on mange fort bien, avant une petite promenade digestive qui nous mène vers ce qu’on pense être les remparts de la ville, mais qui est en fait l’emplacement d’une ancienne ville slave.

En effet, au 7e siècle, des Wagriens (le nom du peuple slave qui s’implanta dans l’est du Holstein) s’installèrent ici, sur une colline naturelle, et entourèrent leurs habitations d’un « Wall » – un grand rempart fait de terre, de pierres et de palissades en bois.

Cette ville, Starigard, serait la ville fortifiée la plus ancienne de la région.« Oldenburg » (anciennement « Aldinburg ») signifie d’ailleurs « la vieille forteresse ».

De là, on rejoint le Markt, l’église et son cimetière, puis notre hôtel.

Bonne nuit les amis !

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Jour 9 : Kiel

Aujourd’hui, on ne bouge pas ! Enfin façon de parler ! Quand je me lève, peu avant 8h, Philipp est déjà parti en train à Eckernförde. Notre plan pour la journée : prendre le bateau avec Ingo pour Laboe, où se trouve notamment un vieux sous-marin. Et le plan réussit parfaitement ! Je retrouve Philipp vers 10h à la gare de Kiel. J’y laisse mon vélo, comme lui l’a fait deux heures plus tôt, et je pars à la recherche d’un sac à dos suffisamment grand pour contenir nos affaires de la journée et du soir, mais suffisamment compact pour rentrer dans mes sacoches déjà bien pleines. Je jette mon dévolu sur un ravissant – disons plutôt qu’il correspond en tout point à mes critères non-esthétiques – sac Kipling, puis rejoins Philipp, qui s’achetait un petit-déjeuner. Et dans la foulée, on retrouve Ingo, accompagné d’une petite participante inattendue : Ophelia, petit bichon de 12 ans tout-à-fait adorable.

On embarque donc tous les quatre dans le bateau de 11h qui va nous mener, après quelques arrêts en zig zag de part et d’autre du fjord, à Laboe.

Là, on commence par manger un burger végétarien (ou un petit pain fourré au poisson pour Ingo) avant de passer aux choses sérieuses : la visite d’un sous-marin de la seconde guerre mondiale. En fait, on entre par l’arrière, on le traverse et on ressort par l’avant, le tout à la queue leu leu, mais c’est impressionnant et un peu angoissant d’imaginer la vie dans un truc pareil…

Ensuite, petite pause à la plage. Philipp roupille, Ingo et Ophelia contemplent, et moi je vais faire trempette (mais au bout de 100m, je n’ai toujours de l’eau que jusqu’aux genoux – difficile de nager dans ces conditions !

Le ciel noircit brusquement, alors on se réfugie dans le café le plus proche, avant de repartir vers le bateau qui nous ramène à Kiel.

On descend un arrêt trop tôt, du coup on marche un peu, puis on prend un bus jusqu’à la gare, où Philipp récupère sa sacoche laissée à la consigne, puis nous trois nos vélos, et en route pour le barbecue chez Ingo et Sybille !

Leurs deux fils sont là aussi, on passe une chouette soirée au jardin, puis retour à l’hôtel à vélo, et dodo !

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Jour 8 : Eckernförde – Kiel

On s’éveille vers 6h40, et il pleut toujours – plus exactement de nouveau, depuis 5h du matin je crois, mais il tombe des cordes !

Le bruit de la pluie, ajouté aux cris des mouettes, a un peu perturbé ma fin de nuit.

À 7h30, on est à la boulangerie recommandée par notre hôte, pour un petit-déjeuner « sucré » : un croissant, un petit pain, confiture, miel, Nutella et café. Pas de petit-déjeuner allemand pour Philipp ce matin donc – qui s’apparente plus à un brunch et lui permet de tenir jusqu’au soir sans rien avaler.

(J’ai été injuste avec les hôtels danois : il y a quand même le Gammel Havn, à Fredericia, même si on ne peut pas y manger autre chose que le petit-déjeuner.)

La pluie devrait cesser vers 9h. Ça tombe bien, c’est l’heure à laquelle Ingo (celui de Kiel, pas celui de Brême !) vient nous rejoindre en train pour repartir avec nous à vélo jusqu’à Kiel, où on passera deux nuits.

Après 32 km de route très chouette, on arrive au phare de Kiel, le « bout du monde ». Il est 10h50 et on en profite pour prendre un verre / une soupe.

Peu après 14h, après qu’Ingo nous a fait découvrir plusieurs petits coins qu’on n’aurait jamais vu sans lui (après le phare, l’ancien aérodrome de Kiel et plusieurs petits points de vue sur la mer, l’ancien phare de Kiel, des sentiers dans les bois, etc.), on arrive à notre hôtel, le Maritim, où nous passerons donc deux nuits.

On a une chambre avec vue sur mer, au 2e étage, et on sent tout de suite qu’on va être bien ici ! … sauf que Philipp a oublié des vêtements du soir dans une armoire à Eckernförde !

Le temps a été assez variable mais plutôt sec, avec quelques éclaircies sur la fin – et de toute manière, les ciels menaçants sont superbes !

Une fois réglé le problème des vêtements oubliés (Philipp ira les chercher demain matin en train), on va profiter un peu de la piscine de l’hôtel. Un peu, car elle est réquisitionnée par une bande d’enfants braillants et sauteurs, ce qui rend la natation difficile. Mais ça fait du bien quand même, ainsi que le sauna juste après !

Après quoi, il est déjà presque l’heure d’aller retrouver Ingo au restaurant qu’il a choisi pour nous ce soir.

On passe une bien agréable soirée en compagnie de Sybille et Ingo, avant de rentrer à pied par la promenade le long du fjord de Kiel.

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Jour 7 : Niesgrau – Eckernförde

On s’éveille avant 7h, mais drame : le petit-déjeuner n’est servi qu’à partir de 8h30 ! Et autre drame : ce n’est pas un buffet, je vais donc devoir manger ce qu’ils auront décidé qu’on mange le matin, c’est-à-dire des trucs salés !

Enfin, quand on ouvre les tentures, on voit des vaches qui paissent paisiblement, et au loin (pas très loin), la mer.

Comme on a le temps, on décide d’aller faire une petite promenade avant le petit déjeuner. Et pour la première fois, je sors mon appareil photo de mes sacoches ! Mais moi qui espérais voir des phoques (c’est à peu près la seule raison pour laquelle je m’obstine à prendre mon appareil photo avec moi en voyage cycliste !), j’en suis pour mes frais.

J’ai été injuste avec l’hôtel, le petit-déjeuner est extra, et il y a un mini-buffet de muesli et autres petites choses sucrées, ouf !

On se met en route vers 8h35 sous un soleil éclatant. On a le vent de face, mais on roule bien et on fait un premier petit arrêt après 13 km, au moment où on rejoint une petite plage dans lesquelles des gens se baignent déjà. Il faut dire qu’il fait vraiment magnifique.

Juste avant, Philipp m’a signalé qu’il nous restait 500 km kilomètres jusqu’à Rostock. Je ne veux pas savoir ! Je déteste qu’il me dise combien il nous reste à faire jusqu’à l’arrivée, car en général, je n’ai pas du tout envie d’arriver ! Je préfère vivre dans l’illusions qu’on a encore toute la vie à rouler comme ça…

On s’arrête ensuite à Kappeln : il n’est qu’11h30, mais pourquoi pas en profiter pour manger, après tout ? Quand on mange le repas du soir à 17h30, on est mûrs pour celui de midi à 11h30, non ? On s’offre donc une petite soupe au port, au Fährschänke, au son de l’accordéon !

Ces premiers kilomètres ont été très agréables, avec juste ce qu’il faut de montées et de descentes, et on doit être à la moitié de notre trajet du jour à peu près. On a bien eu quelques chemins de coquillages concassés (moi j’aime bien, mais Philipp pas), mais à part ça, c’était de l’asphalte. On voit qu’on est en Allemagne, c’est déjà plus peuplé, il y a plus de villages, moins de grandes étendues désertes de champs ou de prairies, mais c’est très joli, avec quelques magnifiques tronçons où on longe la mer.

Ensuite, on doit improviser un détour à Damp, qui est assez moche, avec des constructions modernes d’assez mauvais goût, et où surtout, la piste cyclable qu’on doit suivre le long de la plage est visiblement condamnée.

Ensuite, on continue, à rouler, on fait de petites pauses régulières pour boire et permettre à Philipp, qui a mal au dos, de souffler un peu. On voit des chevreuils (ou quelque chose du genre) qui se laissent gentiment photographier avant de s’enfuir.

Et finalement, après quelques kilomètres à nouveau très agréables sur une piste cyclable séparée de la chaussée qui descend en louvoyant un peu vers la mer, on arrive à Eckernförde.

Et enfin, notre logement du jour à 15h45 ! On a fait 71km. Cette fois, on a un grand appartement avec une petite cuisine au premier étage. Pas de petit-déjeuner possible, mais on est en plein centre-ville, et il y a une boulangerie pas loin. Ça devrait aller !

Après un petit repos bien mérité, on repart manger et on jette notre dévolu sur le Luzifer, où on s’installe d’abord en terrasse pour un apéro dans une Strandkorb, puis à l’intérieur pour le repas – pâtes pour Philipp, Ackerkartoffeln vegetarisch pour moi, tout ça délicieux !

Ensuite on fait encore une petite promenade et on rentre juste avant que la pluie se mette à tomber ! Car oui, l’orage gronde ce soir…

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Jour 6 : Broager (DK) – Niesgrau (D)

On se lève à 7h30, ciel ! Il faut dire que la nuit n’a pas été très bonne. On a tous les deux des piqûres de moustiques qui nous démangent. On prend le petit-déjeuner sur la terrasse, car il fait déjà grand soleil. Et on se met en route à 9h05.

La superbe église de Broager

À 10h10, on fait une première pause à Kollund, au bord de l’eau, après un trajet vraiment très agréable sur des routes asphaltées, avec juste ce qu’il faut de montées et de descentes pour qu’on arrive à faire 20 km en à peine plus qu’une heure !

Par contre, la montée qui nous attend est de celle qu’on ne risque pas d’oublier de sitôt. D’ailleurs, pour la première fois, on descend de nos vélos non seulement pour la montée, mais aussi pour une partie de la descente, tellement elle est raide ! Décidément, ils ne nous auront rien épargné, ces Danois !

Après 22 km, on passe la frontière allemande, et il faut reconnaître que, à première vue, les revêtements sont tout de suite meilleurs. Pendant les premiers kilomètres, les inscriptions sont encore parfois en danois, mais les plages sont plus peuplées – ou alors c’est bêtement parce qu’on est samedi.

On fait une pause à 11h à Flensburg au bord de l’eau après 27km, puis quelques kilomètres plus loin dans un petit sous-bois.

Ensuite, on grimpe jusqu’au dernier siège du gouvernement nazi, après la mort d’Hitler, à Mürwik.

Ça monte fameusement pour contourner ce domaine militaire, puis on redescend droit sur la côte et de jolies petites plages. On roule encore un petit peu, histoire d’avoir fait 40 km kilomètres avant le repas de midi, et on s’arrête au bord d’un petit lac. En face de nous trône un magnifique château, celui de Glücksburg. Il y a de l’ombre, c’est là qu’on s’installe pour déjeuner après 41 km, à 12h40.

Ensuite ? C’est dur ! Peut-être parce que je m’attendais à du plus plat aujourd’hui, mais je commence à en avoir un peu marre de ces montées laborieuses suivies de descentes à vive allure, suivies de montées laborieuses, etc. Et puis il fait vraiment très chaud, et il me semble que le vent s’est levé et qu’on l’a de face. On fait une petit pause dans un abri à Westerholz. Heureusement, notre point d’arrivée n’est plus très loin. On a fait 55km et il nous en reste une quinzaine.

À 15h30, après 70 km, on arrive enfin à notre hôtel, le Ostseehotel, à Niesgrau. Les derniers kilomètres ont été vraiment très agréables, heureusement : le plus souvent, la piste cyclable longeait la mer à quelques mètres seulement, avec un revêtement variable, mais toujours convenable. Et l’hôtel est tout à fait charmant. On y a d’ailleurs immédiatement réservé notre repas du soir, qu’on prendra à 17h30, seul moyen d’encore manger ici (ou alors c’était 20h30, mais ça c’est vraiment trop tard pour nous !).

Bref, on est à la terrasse du restaurant à 17h, et on mange délicieusement bien, une petite entrée suivie d’un plat de pâtes… C’est clair, on n’est plus au Danemark ! J’aime beaucoup ce pays, mais rien à faire : en matière de gastronomie et d’hôtellerie (et de pistes cyclables !) entre l’Allemagne et le Danemark, y a pas photo ! D’ailleurs, je reviendrais bien passer quelques jours dans ce petit hôtel au bord de la Baltique… et je retournerais bien au Danemark, mais je n’ai pas encore trouvé dans quel hôtel !

Après le repas, on va encore faire une petite balade digestive jusqu’au port. Et à 19h, on est de retour dans notre chambre !

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Jour 5 : Nordborg – Broager

Aujourd’hui, c’était journée farniente – non j’déconne, mais quand même …

Avant toute chose, j’ai éclairci hier soir le mystère du Tour de France : en fait, c’est en 2022 que le Grand Départ du Tour de France a été donné au Danemark (à Copenhague), et la 3ème étape, de 182km (ils m’énervent…) allait de Vejle à Sønderborg !

Bref, revenons à cette journée…

Je m’éveille peu après 6h30, suivie de près par Philipp. C’est tôt , mais ça nous fait quand même 9h de sommeil, vu qu’on se couche tôt ! Le petit-déjeuner est servi à partir de 8h à la buvette de la piscine – l’hôtel est situé sur le Stadionvej (le chemin du Stade), ça aurait dû nous mettre la puce à l’oreille. Et si la buvette est un peu tristounette, la piscine elle-même est très tentante, surtout avec ce grand soleil qui accentue encore ses couleurs chatoyantes.

Mais la journée s’annonce magnifique et notre étape est courte. Qui sait, une petite baignade sera peut-être possible en route ou en fin de journée ?

On se met en route à 9h10 sous un grand soleil. On longe d’abord une grand-route, qu’on quitte de temps en temps pour faire des détours parfaitement inutiles vers des hameaux que le concepteur de l’itinéraire estimait visiblement incontournables. Ensuite on entre dans un bois, très joli évidemment, mais avec le revêtement qu’il l’accompagne, c’est-à-dire impossible ! Et cette fois, ce n’est pas pour un petit tronçon de rien du tout, on y fait bien 7 ou 8 km !

Ensuite, on quitte enfin la forêt pour retrouver une magnifique piste cyclable séparée de la route, qui en 3 km kilomètres nous mène à Fynshav. Et comble de bonheur, dans ces paysages magnifiques (très typiques de la région : des immensités de champs de blé quasi jaunes) on aperçoit non seulement le fjord, mais aussi deux chevreuils !

Depuis ce matin, on a d’abord suivi un itinéraire régionale (très mal balisé, donc inutile de préciser ici lequel ), puis la route 8, avant de trouver le premier panneau de balisage de l’EuroVélo 10, qu’on va suivre à présent.

On s’arrête pour une petite pause dans un endroit où se trouve un abri pour les familles, très chouette, tout en bois, et même une toilette sèche ! On a fait 21 km kilomètres et il est presque 11 heures.

Après avoir longé une grande route assez longtemps et avoir fait une petite pause pharmacie (qui permet à Philipp de récolter de nouveaux compliments admiratifs sur son danois très pur), on rentre à nouveau dans les bois, mais cette fois-ci, ça vaut vraiment la peine, puisque ça nous permet de trouver un petit banc dans un endroit absolument idyllique où on fait notre pause de midi. Il est 12h30 et on a fait 40 km kilomètres.

On repart une fois rassasiés, continuant à longer la mer, avec à un endroit plein d’arbres qui se sont visiblement abattus sur la plage.

Mais toute cette eau limpide nous a donné envie d’une baignade, et justement, 3 km plus loin, on trouve une charmante petite plage. On prend donc notre première bain de mer de l’année dans la Baltique. Et à part les galets, c’est parfait !

On s’arrête ensuite à Sønderborg pour boire un verre à la terrasse du Karikatur (Brogade 2 – je déconseille : service très lent et absolument pas sympathique, malgré nos efforts en danois) : on a le temps, on n’est pas censés arriver avant 17h et il nous reste une dizaine de kilomètres !

Ensuite on fait un peu de shopping dans le centre, mais sans rien acheter, et tant mieux : de toute façon, je n’ai pas de place dans mes sacoches !


Pour quitter Sønderborg, on emprunte un pont, ce qui nous permet d’avoir ensuite une vue magnifique sur Sønderborg, puis on commence à grimper vers un moulin et un magnifique point de vue. On fait un petit arrêt tout là-haut, devant un musée qui commémore une des batailles que la Prusse a dû mener pour conquérir l’unification allemande : celle, en 1864, contre le Danemark. Et on repart, sous un soleil qui tape dur…

Enfin, on arrive à Broager, qu’on traverse (en descendant, youpie ! Mais sur des pavés…) pour atteindre notre petit appartement, très finement nommé AgerBro. Il est 16h15 et notre hôtesse, Anette, est en train de terminer de le nettoyer. Il est spacieux, nanti d’une petite terrasse privative et d’une belle cuisine. On est un peu à l’écart du centre du village, et on a repéré en arrivant deux pizzerias qui ont l’air tout aussi cosy que celle d’hier soir, mais après tout, on peut tout aussi bien aller chercher les pizzas et les manger ici, ou encore se préparer quelque chose nous-mêmes, puisqu’on a une cuisine et un supermarché pas loin.

Et finalement, on opte pour cette dernière option, en mode minimaliste : salade, bleu danois (ben oui !), chips, bière ! Et de quoi déjeuner demain matin ! Et comme des pachas, on se dit que c’est quand même chouette, un soir, de ne pas aller au restaurant !

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Jour 4 : Haderslev – Nordborg

Je m’éveille un peu avant 7h, Philipp une vingtaine de minutes plus tard. On prend un bon petit-déjeuner, seulement perturbé par mon incapacité à utiliser correctement l’appareil fournissant du café (ça, ça va !) mais aussi de l’eau chaude : par deux fois, je me retrouve avec de l’eau bouillante partout au sol, ce satané flux ne s’arrêtant pas. En fait, je sélectionne non pas la tasse d’eau, mais la carafe, ce qui explique…

On fait le check-out (enfin Philipp : vu nos compétences respectives, c’est lui qui se charge généralement des contacts en danois avec les indigènes : il fait ça très bien, les Danois apprécient et ça se voit, donc Philipp est heureux. Et moi, pendant ce temps, je fait un truc que je fais super bien : surveiller les vélos).

Bref, on se met en route un peu après neuf heures. Il fait gris mais la température est agréable et le vent ne souffle pas trop fort. Cette fois, on suit l’itinéraire balisé n°8. Le trajet est vraiment très beau, mais à nouveau assez valloné, et plusieurs panneaux nous indiquent qu’on est de nouveau sur le parcours du Tour de France (étape 3, qu’ils disent. Mais qu’est ce que le Tour de France vient f… au Danemark ??) ! D’ailleurs quelques belles côtes en témoignent. Mais ça donne de magnifiques vue sur le fjord, ou la mer, je ne sais pas très bien ce que c’est, mais c’est très beau !

On finit par descendre et rejoindre une magnifique petite plage, mais juste après (c’est chaque fois pareil, ces Danois sont vicieux !), on entame une remontée de la mort qui tue par un petit sentier de gravier tellement escarpé qu’on finit par renoncer à le gravir sur nos vélos. C’est évidemment le moment idéal que choisissent des armées de moustiques et/ou de taons pour nous attaquer. Vite, fuyons !

On arrive à Aabenraa par un magnifique petit chemin relativement potable (mais où je vois mal un peloton du Tour de France passer, cela dit) dans un sous-bois.

Il est 11h25, on a fait 33km, il est temps de faire une petite pause au bord d’une plage qui n’est pas très jolie, mais d’où on a quand même une belle vue sur l’horizon.

Ensuite, évidemment, ça remonte sec ! Enfin, on se fait les mollets, et les paysages continuent à être magnifiques. De là-haut, on a une belle vue sur la plage qu’on vient de quitter, avec à l’avant-plan des vaches qui nous regardent en mâchouillant mollement.

Et puis, ce qui est chouette, c’est que quand on monte, forcément on finit par redescendre, et là on peut s’en donner à cœur joie ! Et à part quelques passages un peu scabreux, c’est quand même souvent de belles routes de macadam.

N’empêche qu’après 45km, on fatigue, qu’on commence à avoir faim, et qu’on est tout contents de voir enfin un ravissant petit étang doté d’un petit banc qui fera parfaitement l’affaire pour notre pique-nique frugal, puisqu’on n’a rien d’autre que des biscuits et des noix.

On repart ensuite pleins d’un entrain renouvelé, et à 13h35, après 57km, on arrive au ferry qu’on doit prendre pour rejoindre Nordborg et notre hôtel du jour. Depuis notre pause repas, le trajet a été nettement plus agréable, autrement dit moins valloné ! Et pendant la traversée, qui dure environ 15 min, le soleil perce enfin les nuages !

Une fois sur l’île, on pourrait croire que ça va être plus plat, mais pas du tout, c’est reparti pour les montagnes russes !

Non, ceci n’est pas notre hôtel !

On arrive peu avant 15h à l’hôtel Nordborg Sø, qui comme sont nom l’indique (pour peu qu’on possède quelques rudiments de danois évidemment), est au bord d’un lac. On a une chambre très spacieuse au rez-de-chaussée, et même une petite terrasse terrasse privative où on peut laisser nos vélos. C’est Byzance !

Comme il est tôt, on a le temps de faire un peu de lessive en plus de nos écritures habituelles.

Notre impression des années précédentes à propos du Danemark ne se dément pas : c’est un pays très peu peuplé (l’essentiel des Danois vivent à Copenhague) et on peut y rouler très longtemps sans croiser autre chose qu’une grosse ferme isolée ou un petit hameau. Quand on fait ses courses, on n’a pas intérêt à avoir oublié le pain !

Hier, j’ai lu une blague qui disait à peu près ceci « Une femme dit à son mari : je vais chez la voisine, j’en ai pour 5 minutes. N’oublie pas de retourner le rôti toutes les demi-heures ». Eh bien au Danemark, si on remplace « j’en ai pour », par « je ne reste que », ça ne fera rire strictement personne !

Après un petit repos bien mérité, on repart à pied le long du lac vers le centre, à 2km, où il y a trois restaurants… mais le premier est un asiatique très « cantine », le dernier est un grill (plutôt pas) reste donc au milieu une pizzeria encore plus cantine que l’asiatique : le Nordborg pizza, aussi italien et danois que moi… On fait contre mauvaise fortune bon coeur et on s’installe dans cet infâme boui-boui, qui ne sert en plus que des cannettes de soda !

Mais du coup, au retour, on s’installe à la terrasse du restaurant asiatique, qui fait aussi glacier et dont la terrasse est franchement extra. Un petit verre de vin blanc pour bien terminer la soirée, puis retour à l’hôtel !

Bonne nuit les amis !

Les boîtes aux lettres danoises, adorables !
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Jour 3 : Fredericia – Haderslev

On s’éveille tôt après une nuit convenable, et donc on est au petit-déjeuner avant 7h, sans forcer. Heureusement qu’il est servi dès 6h30, parce qu’on est impatients de se mettre en route !

Nos vélos, qu’on a dû laisser dehors cette nuit, sont toujours là, ouf ! L’an dernier, on avait pu les rentrer dans une salle de jeu, mais à mon avis cette fois-ci il y a trop de cyclistes, à en juger par le nombre de vélos.

Il est 8h20 quand on se met en route. Les premiers kilomètres ne sont pas très bucoliques, mais on est la plupart du temps sur des pistes cyclables séparées de la chaussée, donc ça va. On est très contents de trouver facilement le balisage de l’itinéraire n°5, qu’on suit avec enthousiasme, jusqu’au moment où on arrive à un carrefour, sous un impressionnant pont de chemin de fer, où le balisage indique qu’on doit soit prendre un bac, soit retourner d’où on vient (selon le sens dans lequel on suit la route n°5), et c’est à ce moment-là qu’on comprend qu’en fait on ne devait pas suivre le 5, mais le 6 ! Heureusement, on n’a fait que quelques kilomètres avant de s’en rendre compte…

On longe ensuite le fjord pendant un bon paquet de kilomètres, et malheureusement, ça signifie emprunter une nationale assez fréquentée, qui monte et qui descend tout le temps, avec une très étroite piste cyclable sur le côté. Pas très drôle ! Heureusement, on a de temps en temps une vue magnifique sur le fjord. Et évidemment, on voit des drapeaux danois, de ravissantes petites églises, d’adorables maisons aux toits de chaume, etc.

On fait un premier arrêt à Kolding, après une trentaine de kilomètres donc, le long d’une petite rivière un peu à l’écart de notre itinéraire. On vient d’essuyer une belle averse, pas très longtemps après nous être consciencieusement enduits de crème solaire parce que ça tapait dur !

Un coup d’oeil sur la carte nous apprend qu’on a encore au moins 60 ou 70 km à parcourir si on conserve notre itinéraire de départ (le fameux 5). On pourrait prendre le 8, qui est plus court, mais plus à l’intérieur des terres. Soyons fous, et prenons le 5, on verra bien ! On le regrette amèrement quelques minutes plus tard, quand on se retrouve sur un horrible chemin de gravier qui tourne, qui monte et qui descend, nous obligeant à plusieurs reprises à pousser nos vélos. Au moment où on va renoncer et rejoindre l’itinéraire 8, cet horrible chemin fait place à une belle route goudronnée et toute plate. Du coup, on continue ! Pendant quelques temps, on reste sur cette magnifique route, et puis rebelote : on rentre dans une superbe forêt, mais à nouveau peu cyclable, avec des ornières rendues glissantes par les pluies récentes. Cela dit, c’est quand même moins impraticable que ce qu’on a fait avant, et en plus c’est vraiment très beau. Puis on retrouve à nouveau une route goudronnée et relativement plate, qu’on suit jusqu’à une plage qui est indiquée depuis longtemps et où on espère trouver de quoi manger et boire. Mais en fait de plage, c’est surtout une minuscule bande de sable fin qui remplace purement et simplement la piste cyclable, ce qui nous force à pousser nos vélos dans le sable – un supplice, surtout avec des vélos chargés ! On dirait que la piste cyclable s’est effondrée par endroits, mais le paysage est magnifique, on a de l’eau tout autour de nous et il n’y a pas un chat ! Ça nous change des trains… Il est 12h20, et on a fait un peu plus de 50 km !

Quelques kilomètres plus loin, on finit par trouver enfin un endroit où se sustenter, en l’occurrence le Binderup Restaurant. Je passe commande dans un danois visiblement assez convainquant, et du coup la serveuse me demande, pleine d’admiration, d’où on vient et si on parle danois, et là… bardaf, c’est l’embardée : je suis bien incapable de lui répondre en danois, et passe donc à l’anglais !

L’endroit est vraiment agréable, au bord d’une petite plage où, comme il fait plus de 15 degrés, quelques personnes se prélassent en maillot ou marchent sur l’eau – c’est en tout cas l’impression qu’elles donnent, tant l’eau est peu profonde sur plusieurs dizaines de mètres.

On repart un peu avant 14h, après avoir mangé un délicieux plat de pâtes aux légumes bien épicé et sans fromage – il faut dire que c’est un restaurant iranien.

La suite du parcours nous réserve encore quelques surprises, et surtout quelques revêtement peu cyclables. Chacun de notre côté, nous échafaudons des hypothèses. Celles de Philipp sont que (a) ceux qui conçoivent les itinéraires cyclables n’ont jamais fait de vélo ou (b) les autorités danoises détournent honteusement les subsides de l’Union européenne, qu’ils reçoivent pourtant pour faire des itinéraires cyclables praticables par les randonneurs. La mienne est que ces itinéraires ont été conçus récemment, donc principalement pour les vélos électriques et les gravel, deux types de vélos qui semblent à la mode ces derniers temps.

On essuie encore quelques gouttes, et en plus on a le vent contre, et il souffle assez fort. Mais on garde le moral, ou plus exactement Philipp ronchonne, et moi je tente comme je peux de le dérider. Mais on avance bien, surtout qu’on finit par retrouver une magnifique route goudronnée et déserte où on avance à vive allure. Jusqu’au moment où on doit se taper une fameuse côte, dont on découvre au sommet qu’elle fait partie du Tour de France !

Du coup, quand on s’arrête après 72km devant un adorable poulain, on est plus qu’à 19 km de Haderslev, notre destination du jour. Après toutes ces montées, on est convaincus que les derniers kilomètres seront une grande descente très chouette, mais en fait pas du tout : on continue à monter encore, à prendre des petits chemins très étroits avec des cailloux, et ce n’est vraiment qu’à la toute fin de notre trajet qu’on rejoint le niveau du fjord. On est heureux d’arriver à notre hôtel, un Danhostel, cette chaîne d’hôtel bon marché qu’on a découverte l’an dernier.

Il est 16h40 et on est bien fatigués !

On finit quand même par trouver l’énergie de repartir à pied vers le centre-ville, et on s’offre une pizza au restaurant Firenze.

Ensuite, retour à l’hôtel avec un passage par le Netto (supermarché danois bon marché) pour acheter que quoi grignoter demain si d’aventure on ne trouvait pas d’endroit où manger quelque chose d’un peu « sérieux » à midi. C’est que le Danemark, on commence à connaître : c’est magnifique, mais pas vraiment très peuplé, et encore moins peuplé en horeca…

Bonne nuit !

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Jour 2 : Brême – Fredericia

En bas, notre studio. Juste au-dessus, la terrasse du petit-déjeuner

Le lit était un peu étroit, mais on a quand même bien dormi, et à 8h, on est fin prêts pour un copieux petit déjeuner sur la terrasse avec Ingo et Ulrike.

Puis vient le moment des adieux, et on se met en route pour la gare et notre premier train, vers Hambourg.

À Hambourg, petit cafouillage, heureusement sans conséquence, puisqu’on commence par monter dans la mauvaise partie du train, celle qui va à Kiel – pas qu’on soit débiles, c’est l’affichage qui est erroné ! Comme on s’en rend compte tout de suite, on déménage illico, d’autant plus pressés qu’on n’a pas de réservation dans ce train que que donc, il ne faut pas que trop de cyclistes embarquent avant nous. Mais finalement, on a pour seule compagnie un couple de cyclistes néerlandais (qui étaient déjà avec nous dans le train précédent, sans réservation, alors que dans les ICE, c’est obligatoire !), et on est donc parfaitement à l’aise. Et comme on en a pour deux heures et qu’on s’est préparé des sandwiches chez Ingo et Ulrike, on va pouvoir manger !

À Rendsburg, on passe à nouveau sur ce pont de chemin de fer très impressionnant, métallique, étroit et haut, qui passe au-dessus du canal qui relie la mer du Nord à la Baltique, et qui fait une boucle complète !

À Flensburg, on a une heure d’attente. Heureusement le soleil ne tarde pas à percer, rendant l’attente plus agréable (en tout cas pour moi). Et puis enfin, notre dernier train – un train danois cette fois – arrive.

On y prend nos aises, mais des familles, puis une troupe de scouts, ne tardent pas à monter et finalement, le train est bien rempli !

Le premier arrêt est déjà au Danemark : Padborg. Et les scouts descendent, et la police de frontière monte. Et les scouts remontent, et le train repart.

La gare de Fredericia

On arrive à Fredericia et on se dirige tout de suite vers notre hôtel, le Gammel Havn, qu’on connaît déjà puisqu’on y a logé l’an dernier, venant de Grenå, avant de bifurquer vers København. Notre itinéraire est un peu perturbé (il ne fait pourtant qu’on bon kilomètre !) par une route barrée, ce qui nous permet de retrouver tout de suite, en suivant la déviation cycliste, les joies des pseudos pistes cyclables danoises, pleines de cailloux et de nids de poule. Enfin, on survit, et enfin, on arrive à l’hôtel, où je suis très déçue que la dame à l’accueil me réponde en anglais à ma tentative de présentation en danois ! Ça valait bien la peine d’apprendre le danois depuis près d’un an… enfin bon ! On a la chambre 4, et un petit balcon d’où on peut voir nos vélos. Elle est pas belle, la vie ?

L’hôtel Gammel Havn

On s’installe un peu puis on repart à pied, d’abord voir le port, puis manger au resto où on se souvient avoir mangé un très bon burger végétarien : le Vivaldi.

Ensuite, on part faire une promenade digestive vers la Skt Michael kirke, les remparts, la tour Blanche et le cimetière juif, puis en revient par le port et on s’installe en terrasse pour un dernier verre au Café Mums, découvert il y a deux ans lors d’une pause entre deux trains au retour de Grenå !

Fredericia est vraiment une belle petite ville, qui vaudrait qu’on s’y arrête un jour pour plus d’une nuit ! Et les cris des mouettes y sont omniprésents !

Demain, les choses sérieuses commencent enfin, il est temps : j’ai les mollets qui piaffent !

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Jour 1 : Bruxelles – Brême

Sitôt levés, on fait nos derniers préparatifs : pique-nique, gourdes de thé, lancement d’un lave-vaisselle, etc. Objectif : quitter la maison vers 8h, puisque notre premier train, celui pour Verviers, part vers 8h50. Finalement on part un peu avant 8h, ce qui nous permet de monter dans un train plus tôt, qui va à Welkenraedt – en s’arrêtant à Verviers évidemment – et qui n’attendait que nous sur le quai.

Premier train grand confort, mais pour le deuxième c’est le supplice habituel : de l’extérieur, le train est pourtant moderne, contrairement à l’habitude sur ce tronçon. Mais en réalité l’accès au compartiment vélo se fait par une porte étroite et 3 ou 4 marches. Et comme en plus j’ai voulu aller voir si la porte suivante n’était pas mieux adaptée, je dois hisser seule et à grand peine mon vélo dans le train, pendant que le contrôleur me stresse en sifflant le départ ! Enfin, tout finit bien qui finit bien ! On échange quelques mots avec un cycliste solitaire qui va jusqu’à Hambourg en train puis vers la Suède, la Norvège et le Danemark. Un peu ce qu’on a renoncé à faire, en somme, après avoir entendu les commentaires d’un Suédois sur la cyclabilité des routes suédoises …

Le troisième train (Aachen – Köln) compense largement. On y mange nos tartines à la mozzarella.

Peu après 13h, on embarque dans notre dernier train du jour, celui qui nous mènera à Brême. C’est aussi notre plus long trajet puisqu’il durera environ 3h. C’est un ICE cette fois, avec places réservées (y compris emplacements vélos).

On s’organise comme des chefs avec les autres cyclotouristes qui descendent aussi à Brême et on décharge tout en un temps record, puis on met le cap sur la maison d’Ingo et Ulrike, à un bon kilomètre seulement de la gare. Petite douche, et on est prêts pour passer la soirée avec eux !

Après un apéro sur leur terrasse, on va manger à La Villa, un délicieux italien. Ensuite, retour, re-terrasse, puis dodo !

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