Jour 12 – 29 juillet :  Pobierowo – Kołobrzeg (54 km)

Comme va vous voyez où on en est par rapport à notre but ultime, Gdansk !

La nuit a été un peu compliquée dans ce minuscule lit, mais moins que je ne le craignais. On s’éveille vers 7h. Le soleil brille déjà, la journée s’annonce ensoleillée, comme le reste de la semaine d’ailleurs. Puisqu’il n’y a pas moyen d’avoir un petit-déjeuner à notre (bien mal nommée) pension Panorama, on a fait du repérage hier, et repéré  un établissement proche où ils servent des petits-déjeuners à partir de 8h. On se met donc en route à 8h25 pour faire les 400m qui nous séparent de cet établissement, le Smazalnia u Jacha (ça sonne bien, mais en fait ça veut dire « La salle de friture de Jach »). 

La commande s’avère compliquée, heureusement que Google translate existe, surtout pour moi, et doublement : d’abord parce que mon polonais est nettement plus rudimentaire que celui de Philipp (en gros, je sais dire bonjour, merci et oui, et parfois je confonds merci et oui…), ensuite parce que lui mange de tout, alors que moi… 

On mange bien, cela dit, Philipp un peu de tout, et moi des œufs brouillés avec du fromage, puis des crêpes au nutella et à la crème fraîche, puis une petite tartine au fromage pour terminer ! Faut bien s’adapter…

On se met en route pour de bon à 9h15, et on commence par traverser plusieurs stations balnéaires, où les touristes abondent déjà, même à cette heure. En fait, il n’y a généralement pas de digue le long de la mer, mais une route un peu en retrait, qui la longe et est bordée de maisons des deux côtés (et surtout de commerces pour touristes), et de temps en temps, perpendiculairement, des rues sans issue qui mènent à un escalier menant lui-même à la plage.

À Rewal, on longe enfin la mer sur quelques dizaines de mètres, puis on traverse Niechorze, doté d’un phare très art nouveau et d’un joli moulin tout en bois. On longe ensuite un chemin de fer qui nous mène à la gare de Pogorzelica, avant de pénétrer dans une gigantesque et magnifique forêt. Une indication incompréhensible (un rectangle rouge) sous le signe indiquant une piste cyclable nous inquiète un peu, on craint des revêtements tellement impraticables qu’il s’agisse d’un avertissement du style « à vos risques », mais finalement ça va encore – disons qu’on a vu pire. Et depuis hier, je sens que je fais des progrès colossaux en matière de gestion de ma peur (de tomber, de déraper, de crever – un pneu -, etc).

N’empêche, on doit rester super concentrés sur la route, on a mal aux épaules et aux mains, et lorsqu’on quitte cette forêt et arrive à Rogowo, puis à Dzwirzyno, on s’arrête pour prendre un verre (enfin une canette avec une paille). On a déjà fait 38km, et il est 11h45.

On repart ensuite à 12h10, et on bénéficie d’une très belle piste cyclable (on n’en finit pas de remercier l’Europe !). Malheureusement,  elle fait aussi office de trottoir, et elle est envahie par une foule de piétons, cyclistes, cuistax, patineurs, etc, ce qui nous ralentit parfois un peu (alors qu’on a le vent dans le dos). Mais on ne va pas se plaindre !

Lorsqu’on arrive à Kołobrzeg, on s’arrête pour manger le repas de midi au restaurant Magnum. On a fait 50,5 km et il est 13h ! On s’offre un camembert au four chacun, accompagné d’une bière sans alcool.

On repart ensuite pour le dernier bout de trajet, et à 14h18, on arrive au Radisson Resort Kołobrzeg, situé de l’autre côté de la ville, et un peu à l’écart d’ailleurs. On y a une chambre gigantesque, elle doit bien faire quatre fois celle d’hier, et le lit est agréablement spacieux. Contraste total donc !

Nos vélos, pour une fois, sont montés avec nous dans la chambre.

On repart ensuite vers la mer, dans le double objectif de découvrir les environs et de trouver un restaurant pour le soir.

Après un coup d’œil à la mer, on finit par jeter notre dévolu sur le Marina café, où on prend l’apéro au 6e étage de l’hôtel Marina, ce qui nous offre une vue magnifique sur les environs !

Ensuite, on redescend au rez-de-chaussée manger au Lobster. Un délicieux repas fait de toast aux chanterelles puis spaghetti bolognaise vegan pour moi, et tartare de cerf puis hamburger pour Philipp, le tout délicieux !

On rentre ensuite à l’hôtel par le même chemin, à travers bois.

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