Jour 11 – 28 juillet :  Świnoujście – Pobierowo (59,8km)

On est évidemment à nouveau les premiers au petit-déjeuner à 8h, non seulement parce qu’on est levés depuis une heure, mais aussi parce qu’il y a vite embouteillage dans le couloir qui permet d’accéder au buffet (lequel est d’ailleurs juste en face de notre chambre). Il importe donc d’être les premiers si on ne veut pas devoir faire la file !

Il fait déjà chaud, et (ceci n’ayant rien à voir avec cela) Philipp trouve des renseignements sur l’itinéraire que nous devons suivre à partir d’aujourd’hui : le Ostseeradweg est l’Eurovelo 10, qui correspond en Pologne au R10. Moins drôle, les avis sur internet sont très critiques concernant la qualité (traduisez la praticabilité) de ce R10. On testera ça dès ce matin, où notre itinéraire tel que planifié fait 74km, mais une cinquantaine seulement (plus vallonnés aussi néanmoins) si on prenait au plus court d’un logement à l’autre. Au moins, on a un plan b…

On se met en route vers 9h25. Une dizaine de minutes plus tard, après 4,25 km, on est à l’embarcadère, où le ferry arrive justement. Dans le port, on peut admirer une série de navires de guerre. On embarque illico, de manière certes un peu plus désordonnée qu’en Allemagne, mais ici, c’est gratuit ! À 10h, on quitte la rive ouest de la Swina, et 5 minutes plus tard, on accoste de l’autre côté. En route !

On fait quelques kilomètres (pas des masses : 2 ou 3, guère plus) sur une fort belle piste cyclable, puis on se retrouve dans une forêt certes magnifique, mais dont le revêtement de la piste semble plus fait pour les amateurs de sensations fortes que pour les cyclotouristes pépères que nous sommes : sable, cailloux, passages boueux, montées et descentes,… rien ne nous est épargné ! Et évidemment, comme presque tous les cyclistes du ferry prennent la même route, on se fait dépasser par d’arrogants gamins en VTT qui ont l’air de trouver ça super cool… 

On semble par ailleurs longer un domaine militaire, et on finit par arriver à la mer. Pour ça, il nous faut cependant encore franchir une côte complètement ensablée et la redescendre ensuite. Mais le point de vue sur la mer veut le coup, et étrangement, avec les vagues qui l’agitent, elle ne ressemble en rien à la piscine qu’on a quittée hier. On a fait 14,4 km depuis ce matin.

On repart par une piste cyclable qui longe la mer, nettement plus praticable que ce qu’on vient de faire, heureusement. ÇA nous permet, au lieu de garder les yeux rivés sur le sol, d’admirer la mer sur notre gauche et la forêt sur notre droite.

Après 4,5 km sur cette route, on arrive à une ville balnéaire au nom impossible, et juste après, on rentre dans un parc national, le Wolinski parc Norodowy. On est un peu étonnés d’être accueillis par un garde qui nous réclame 10 zlotys par personne pour entrer – et c’est d’autant plus étrange que jamais on ne franchira une quelconque sortie de ce parc…

Il n’y a pas que ce garde qui nous accueille, d’ailleurs : les moustiques aussi forment un comité d’accueil très efficace, au point qu’on se sauve quasiment après s’être ré-aspergés de lait anti moustiques.

Cela dit, ce parc naturel est magnifique, à nouveau de la forêt à perte de vue, et un revêtement suffisant pour pouvoir lever le nez du guidon. 

Il n’en reste pas moins que la matinée a été fatigante, et qu’après 30 km, on commence à avoir faim et envie de faire une pause. On s’arrête donc à Wiselka à 12h30, à un endroit où il y a beaucoup d’établissements, mais ce ne sont que des vendeurs de glaces et de gaufres. Tant pis : on mangera donc une gaufre ce midi. On a une petite frayeur car Philipp ne trouve plus son portefeuille. Il croit l’avoir déposé sur son vélo après avoir payé l’entrée du parc (une dizaine de kilomètres auparavant donc…) mais heureusement, il est resté sur mon porte bagages ! Quand je vous dis que le revêtement était convenable…

La gaufre avalée, on repart à 13h, et là, on commence à vraiment bien rouler ! On n’a pas grand mérite : l’Union Européenne nous offre de nouveau des kilomètres de piste cyclable de grand luxe. 

Finalement, on fait un dernier arrêt après 58km, à 14h40, sur un banc à l’entrée d’une station balnéaire. On est bien fatigués et on ressent tous les deux le besoin d’une pause avant de repartir, mais surprise : la consultation de Komoot nous apprend qu’on est à 720m de notre arrivée ! 

Du coup, forcément, on repart sans tarder, et on arrive un peu avant 15 heures à notre pension Panorama après avoir fait 59,8 km.

C’est une maison modeste qui ressemble assez à celle d’hier, et la dame qui tient l’établissement, Kasia, ne parle pas un traître mot d’autre chose que de polonais, mais elle est très souriante et les traducteurs automatiques font des miracles, puisque je reçois d’elle un charmant message en allemand me donnant toutes les informations utiles. Notre chambre est minuscule, notre lit aussi d’ailleurs.

On repart se promener dans la petite cité balnéaire, à la fois très semblable et différente aux cités balnéaires d’autres pays. On va voir la mer, déchaînée, puis on s’installe à la terrasse du Restaurant et café 54, avec le projet d’y boire, puis d’y manger. Ce qu’on fait !

Pour les curieux : une pizza !

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