
Avec notre rythme de voyage habituel, où on va se coucher avec les poules (en réalité, bien plus tôt qu’elles en cette saison, je sais de quoi je parle !), on se lève tôt. À 7h, on est donc au petit-déjeuner après une excellente nuit.
Hier soir, je me suis acheté un bracelet à une échoppe « self service » devant une maison, sur la route entre le restaurant et notre hôtel. On voit beaucoup ce genre d’échoppes ici, comme aux Pays-Bas d’ailleurs, qu’il s’agisse de fruits, de pommes de terre, d’œufs, de miel ou de confiture ou, plus rarement, de bijoux comme ici (mais ils vendaient aussi des cucurbitacées). En plus, j’aime bien ramener quelque chose en souvenir de nos voyages. Et un bracelet, ça ne prend pas de place !
On se met en route à 8h45. Il pleut très légèrement, mais il fait doux.
À 9h30, après 12km, on arrive au pont qui nous mène à l’île de Usedom. Il a cessé de pleuvoir, mais le pont est horrible (et c’est un jugement esthétique, car il est tout-à-fait abordable pour la grande angoissée des ponts que je suis). Des masses de voitures s’agglutinent en embouteillage monstre, manifestement cette île est une destination de vacances prisée.

Un peu après 10 heures, après 21 km, on arrive à la plage de Trassenheide. Et un rayon de soleil salue notre arrivée !


À 10h30 on arrive à Zinnowitz après 23,8km. C’est ici qu’on a repéré un distributeur automatique où retirer de l’argent. C’est ici aussi que je m’aperçois (ou me souviens) que ma carte de crédit est bloquée car j’ai fait trop souvent un faux code… Heureusement, Philipp connaît le code de la sienne, et la deuxième banque qu’on fait accepte ma carte de débit. Zinnowitz est très jolie, avec beaucoup de belles maisons patriciennes en front de mer.


À la sortie de Zinnowitz, on prend un cappuccino dans un adorable Biergarten quasi sur la plage. On se baignerait bien s’il ne faisait pas aussi gris !

On repart à 11h10 et une heure plus tard, après 38 km et un tronçons dans les bois fait de montagnes russes, dont deux abominables pentes de 16 % que Philipp grimpe vaillamment (non, moi pas…), on s’offre une pause repas à Ückeritz.

Après une délicieuse pomme de terre au four agrémentée de Quark, on repart vers 13h et on traverse alors la plus grande aire de camping que j’aie jamais vue : 3 ou 4 km sûrement où se succèdent des aires de camping. Pourtant, il ne doit pas y avoir grand chose d’autre à faire que profiter de la plage sur cette étroite bande de terre !
Ensuite, on rentre à nouveau dans un bois, on a de nouveau de belles montagnes russes à franchir, mais cette fois je parviens à ne pas mettre pied à terre, puis on retrouve enfin un paysage un peu plus plat et on arrive à Heringsdorf, puis à Ahlbeck. Il y a beaucoup de monde, une sorte de foire nous oblige à dévier un peu de notre itinéraire car la circulation est interdite aux cyclistes. C’est aussi le moment où il se met à pleuvoir sérieusement.




Une fois quittée la cohue, on rejoint une magnifique piste cyclable aux allures de boulevard, très fréquentée et bordée d’un bois à gauche et de belles maisons à droite. Et à 14h25, après 53,5km, on passe la frontière ! On fait évidemment un arrêt photo, on photographie un couple de cyclistes et ils nous rendent la pareille, Philipp tente d’arracher une information à l’un des deux garde-frontières (il veut savoir comment reconnaître le Ostseeradweg en Pologne) mais c’est peine perdue, le gars n’en a visiblement pas la moindre idée.

On poursuit donc et à 14h40, on arrive à notre pension Savona, située dans une petite rue non loin de la digue. On a fait 56,2km.

On ne tarde pas à repartir pour découvrir la ville, qui s’avère être une station balnéaire très moderne et très très animée.


On s’offre une glace, on jette un coup d’œil à la plage (il y a des Strandkörbe !), on flâne un peu, puis on s’installe pour manger au steak house dans l’artère piétonne et commerçante qui mène à la plage : apéro à base de litchis et de gin, puis une délicieuse soupe aux champignons en entrée, servie avec de la purée au fond de l’assiette (la meilleure soupe aux champignons que j’aie jamais mangée !), puis une pièce de viande pour Philipp et des pâtes au pesto et à la burata pour moi. Si la cuisine polonaise ressemble à ça, on en veut bien tous les jours !


Par contre, l’animation de la ville est un peu pénible après une semaine au calme. Sur le chemin du retour vers l’hôtel, une jeune violoncelliste contraste agréablement avec la musique sortant des haut-parleurs au restaurant.


Demain, on reste ici, c’est notre journée de repos, puisque d’expérience on sait qu’après une semaine de vélo, ça fait du bien. il faudra qu’on trouve quelque chose de calme à faire ici …