Jour 2 – 19 juillet : Warnemünde – Barth (78km)

On est au petit-déjeuner un peu avant 8h (juste pour moi, Philipp fait maigre, comme il dit dans ces cas-là) après une nuit pas vraiment réparatrice – en cas pour moi, qui m’éveille avec une migraine épouvantable !

Le soleil brille et il fait déjà chaud.

On récupère nos vélos au sous-sol et on rejoint la station de S-Bahn la plus proche, celle de Parkstrasse, à 3 km. On prend le train de 9h11 pour Warnemünde, point de départ officiel de notre itinéraire (j’attrape les tics de langage de Philipp, il faut que je me reprenne !), où on arrive à 9h31. La prochaine étape, c’est le ferry qui va nous permettre de traverser et d’entamer notre périple toujours plus vers l’Est.

L’embarcadère est à 300 m de la gare, on ne voit donc pas Warnemünde avant de monter dans le ferry. Mais vu le monde, ce n’est peut-être pas si mal de rester sur le souvenir de l’année passée.

On traverse sur un ferry bondé de voitures et de vélos, c’est l’affaire de trois minutes, et on débarque à Hohe Düne ! Il est déjà 10h, en route !

À 11h 15, après 16 km, on voit enfin la mer ! On a traversé des bois et des pinèdes magnifiques, mais au revêtement souvent assez discutable, avant d’arriver à cette petite plage où l’on peut évidemment louer des Strandkõrbe, acheter les habituelles camelotes de plage, mais aussi admirer un choix impressionnant de bières ! La mer est bien tentante, mais on doit avancer, on repart rapidement et on longe alors la mer sur une belle piste cyclable, bien large et au revêtement agréable. 

À 11h40 on s’arrête au Strandhus Restaurant à Graal-Müritz après avoir roulé 19km seulement. On s’offre un repas léger (trop léger à mon goût : champignons grillés et baguette, la baguette se limitant à deux fines tranches … Philipp a quant à lui opté pour une soljanka, une soupe russe restée très courante dans la région.

On se remet en route à 12h30, on traverse à nouveau des paysages magnifiques souvent bien arborés, ce qui n’est pas négligeable par cette chaleur. Puis on empreinte une piste cyclable goudronnée, extraordinairement confortable en comparaison de ce qu’on a eu précédemment, et heureusement puisque c’est justement le moment où on commence à avoir le vent bien de face . Malgré tout, on avance à un bon rythme et on arrive bientôt en vue de Wustrow, dont l’église se profile dans un paysage parfaitement plat.

On n’entre pas dans la ville, on poursuit notre chemin, et après avoir traversé un village transformé pour la journée en exposition de divers artistes, on arrive sur un adorable petit chemin qui semble longer l’arrière des maisons, puis à un petit port. On a fait 36 km et il est 13h45. 

Le chemin est ensuite magnifique, fait de coquillages concassés formant un ruban blanc dans une immensité verte, avec de temps en temps une vue sur l’eau à notre droite. Mais on commence à fatiguer ! On s’accorde donc une petite pause après 50 km, puis on traverse un ravissant petit village, Born, où se succèdent d’adorables maisons pastel aux toits de chaume, puis en suivant l’itinéraire balisé, on s’éloigne radicalement de celui qu’on avait préparé. Qu’à cela ne tienne, ça revient au même, et c’est très joli !

À 15h30, on s’offre une glace après 58 km à Prerow, histoire de reprendre des forces avant les 20 derniers kilomètres !

Et enfin, peu après 17 heures, après 78 km exactement, on arrive à notre hôtel, le Restaurant & Pension Eshramo, sur le Markt. C’est ravissant, Philipp envisage de rester deux semaines ici et de raconter des périples cyclistes fictifs pendant qu’on se prélasse à ne rien faire. Il faut dire que pour une première étape, c’était un peu long (81 km si l’on compte les trois kilomètres pour rejoindre la station de S-Bahm à Rostock), même si on a été gâtés au niveau des paysages et de la météo. C’était vraiment une journée magnifique, et on compte bien encore en profiter ce soir !

Une fois douchés et changés, on fait un petit tour du Markt et on jette notre dévolu sur le burger bar Vollbarth, où on mange un burger curieusement non accompagné de frites. J’en demande donc, mais elles mettent tellement de temps à arriver qu’on décide de payer et de s’en aller ! Moi qui mange des hamburgers quasi uniquement pour avoir l’occasion de manger des frites !

On va ensuite se balader jusqu’au port, qu’on aperçoit du Markt, puis on rentre prendre un dernier verre à la terrasse de l’hôtel. On est bien fatigués !

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