Pour la 5è année consécutive, nous allons donc enfourcher nos vélos pour longer la mer du Nord (au sens large). Après Antwerpen – Cuxhaven (2021, 1000 km), Cuhhaven – Grenå (2022, 1320 km en 3 semaines), Grenå – Copenhagen (2023, 660 km en 10 jours), et Frederica – Rostock (2024, 84O km en 12 jours), nous repartons aujourd’hui de Rostock jusqu’à Gdansk, en Pologne. Deux grosses semaines le long de la Baltique donc, avec une nouveauté : l’abandon du train, en tout cas du train allemand, au profit d’une camionnette louée ! Voyager en train avec des vélos chargés, étant donné le service catastrophique offert par la Deutsche Bahn, est devenu un véritable calvaire : retards, trains supprimés, refus d’embarquer, changements de voie de dernière minute, etc. On tente donc une nouvelle formule, qui combine le train (en Belgique et en Pologne) et la camionnette (pour la traversée de l’Allemagne).
18 juillet 2025
On a mis le réveil à 5h45, ça pique ! Mais heureusement, on n’a pas très loin à aller à vélo aujourd’hui : jusqu’à la gare de Uccle Calevoet, et puis y a plus qu’à se laisser rouler. Après un café rapidement avalé pour moi, on se met donc vaillamment en route et on est largement à l’heure pour le train de 6h26 qui nous amène Gare du Midi, où on prend le train pour Liège, et là le train de 8h18 pour Aachen.
Trois petits kilomètres à vélo, et on arrive à la station Europcar, où on prend possession de notre camionnette, dans laquelle on pourrait facilement mettre 8 vélos ! À 10h, j’ai enfin trouvé comment démarrer l’engin, c’est parti pour la traversée de l’Allemagne !

Petit arrêt pique-nique sur une aire d’autoroute. On mange nos sandwiches, on a faim (surtout moi) !

Traverser l’Allemagne, c’est long. Et encore, c’est même pas toute l’Allemagne ! Et en plus, on accumule tronçons en travaux, accidents (pas nous !) et embouteillages, et la perspective d’arriver en fin d’après-midi s’éloigne inexorablement. Par contre, l’heure qu’on a donnée pour la remise de la voiture (20h30), elle, se rapproche tout aussi inexorablement. On peut oublier la petite excursion à Warnemünde !



On finit par arriver, forcément, et il est un petit peu avant 20h quand, après avoir refait le plein, on gare notre carrosse sur le parking de l’Europcar de Rostock, un peu étonnés que personne ne vienne nous accueillir et vérifier que tout est en ordre. Qu’à cela ne tienne, on enfourche nos vélos et on fait les 100 mètres qui nous séparent de notre hôtel.
On repart au plus vite manger le long de l’eau à la terrasse du restaurant géorgien Kogan.



L’expérience s’avère décevante… Le cadre est certes magnifique, mais le restaurant a manifestement ouvert récemment et manque totalement d’expérience. On doit donc attendre une heure (!) pour avoir enfin une sorte d’houmous qui nous permet de patienter jusqu’à ce qu’arrivent nos plats… le mien ne correspondant absolument pas à ce que j’ai commandé ! Au lieu d’une sorte de faitout de légumes et aubergines, je reçois une sorte de tarte salée couverte aux épinards et au fromage, pas mauvaise cela dit, mais sans aucun rapport avec mon choix initial.
On est de retour à l’hôtel à 22h30 après avoir mangé en quatrième vitesse, plus par fatigue et froid que par faim d’ailleurs !


