Petite évasion de début d’été

Difficile de donner un titre à un voyage dont on n’est pas encore sûre de la forme qu’il prendra… J’ai bien préparé un itinéraire qui m’amènerait jusqu’à Zwolle en partant de la maison (j’avais vraiment très envie de partir à vélo de la maison, sans prendre de train jusqu’à mon point de départ), mais je ne suis pas certaine que c’est finalement ce que je vais faire. J’ai vraiment envie de me laisser porter par mes envies du moment, qui seront certainement conditionnées en partie par la météo.

Le 1er juillet 2025, je me mets donc en route un peu avant 9h sous une chaleur déjà accablante. Direction le canal, le long duquel je vais traverser tout Bruxelles, avant de poursuivre en direction d’Anvers. Je fais un premier arrêt pour me réhydrater à l’ombre d’un petit parc peu avant Vilvorde, le long de la Senne, après 20 km, parcourus à un beau rythme, puisqu’en un tout petit peu plus d’une heure ! Je m’arrête ensuite une deuxième fois à 10h35 après 30 km un peu après Humbeek. Il fait horriblement chaud, il y a peu de zones d’ombre le long du canal, et même en roulant très vite, la chaleur est à peine insupportable. Je transpire la grosses gouttes.

À 11h35, après 43 km, j’arrive à Klein Willebroek. Il est vraiment temps que je fasse une pause. Je me sens pas bien. J’ai même un léger malaise qui me force à m’asseoir par terre quelques instants,. Le problème c’est que je n’ai encore vu aucun établissement ouvert !

Heureusement, à peine repartie, j’aperçois le bac, et de l’autre côté des terrasses et des parasols ! J’embarque donc. Le bac démarre à 12h, on est deux cyclistes à bord. 

Je fais l’erreur de ne pas m’installer finalement à la terrasse de l’autre côté, qui ne me semblait pas suffisamment fraîche. Du coup je dois encore rouler un peu plus longtemps que ce que j’aurais espéré pour trouver enfin un endroit où m’arrêter, après avoir un peu tourné dans Boom, été jusqu’à la gare, et découvert à cette occasion une possibilité de rejoindre Noeveren par un tunnel cycliste, plutôt qu’en empruntant un abominable pont.

Il est donc 12h20 quand je fais enfin ma pause repas (faut le dire vite… chips et portion de fromage) à Noeveren. J’ai fait 47 km et vu un thermomètre à Boom qui indiquait 39 degrés ! Enfin, je ne suis plus qu’à 20km d’Anvers à tout casser, je devrais y arriver ! Après trois bières (sans alcool) et ma petite collation, je me sens un peu mieux. Je réserve une chambre d’hôtel à Anvers : après une nuit de 4h et ces kilomètres dans la fournaise, j’ai bien besoin du confort d’une chambre d’hôtel et, surtout, de pouvoir y arriver tôt !

Je prends une dernière bière en terrasse (à l’ombre) histoire de me réacclimater à la chaleur et de lire un peu en ayant un œil sur mon vélo, puis vers 13h40 je me remets en route vers Anvers et mon hôtel !

Le problème par cette chaleur, c’est que les batteries surchauffent. Mon itinéraire Komoot ne m’est donc d’aucune utilité, et peu après 14 heures, je dois m’arrêter pour recharger ma montre, qui déclare soudain forfait. De toute manière, une pause est déjà bienvenue, même si je n’ai roulé qu’une demi-heure ! Et miracle, j’ai trouvé un banc à l’ombre et il y a même un petit vent qu’on pourrait presque qualifier de frais, ça fait du bien !

Je fais une dernière pause à 15h10 à Anvers, à la terrasse du bistro Pompidou. Et à 16h, j’arrive à mon hôtel, le A-Stay, où j’occupe une chambre au septième étage dans la Pelikaanstraat. On ne va pas se mentir, comme disent les jeunes : la journée a été vraiment éprouvante. À plusieurs moments, je me suis vraiment sentie mal, avec des frissons et un léger mal de tête qui indiquait très clairement la déshydratation. Pourtant, je n’ai pas arrêté de boire, mais y a rien à faire : quand c’est trop chaud, c’est trop chaud ! Rester immobile en plein soleil était tout simplement impossible. Heureusement, les cinq derniers kilomètres, après ma dernière pause, ont été relativement arborés et donc plus supportables. 

Finalement, je suis assez fière d’être arrivée à Anvers, après avoir fait près de 70 km sous un soleil de plomb, et en n’ayant dormi que quatre heures la nuit passée ! 

En fin de journée, après une bonne douche et mes habituelles écritures, je repars mettre mon vélo en sécurité au parking de l’hôtel, puis chercher un endroit où manger. Je m’installe à la terrasse de chez René et commande un radler et un toast aux champignons. Peu après 19h, je suis de retour dans ma chambre, crevée !

Mercredi 2 juillet.

Je me mets en route à 8h30 après un bon petit déjeuner pris en terrasse, il fait encore supportable. J’ai décidé d’aller dans la direction de Bergen-op-Zoom, ce qui modifie radicalement, mon itinéraire, ne me fait traverser les bois et m’approcher de la mer.

Je ne tarde pas à voir des panneaux F12, qui indiquent la direction de Bergen-op-Zoom, et je décide de les suivre, car cela ressemble fort à une autoroute cycliste, bien ombragée qui plus est. Cela me fait dévier de l’itinéraire Komoot que j’avais préparé, mais tant pis. On verra bien… je m’arrête une première fois après avoir parcouru près de 8 km et en ayant roulé même pas une demi-heure, mais il fait déjà étouffant !

À 9h30, j’ai fait 13 km, dû quitter la F 12 et du coup je me suis un peu perdue du côté de …, mais je viens de rejoindre mon itinéraire à la gare d’Ekeren. Heureusement, les différentes pistes cyclables sont relativement ombragées, ce qui rend le trajet supportable. Je vide ma première gourde et me remets en route sur la F14 cette fois.

Après 22 km, à l’entrée de Putte, je change brusquement d’avis et oblique à droite vers Kalmthout. J’avoue que la perspective de devoir franchir le Brabantse wal n’a pas été pour rien dans ma décision. Il me semble l’avoir déjà fait un jour, et par cette canicule, franchement je crois que ce serait trop. J’emprunte donc un ravissant chemin ombragé, mais malheureusement moins carrossable que les pistes cyclables empruntées jusqu’ici.

Pour une raison que je ne m’explique pas, je tombe soudain sur un panneau indiquant que ce chemin est interdit aux cyclistes ! Qu’à cela ne tienne, je poursuis ma route dans la pinède, jusqu’à ce que je retombe sur une route, que je reprends droit direction Kalmthout, où je m’arrête, après avoir fait près de 28 km, pour une pause et surtout pour recharger mon GSM, dont je viens de m’apercevoir que ma batterie portative ne lui est pas adaptée ! Je savoure une délicieuse limonade maison, « Mojito limonade » dans l’établissement Heide city, tout en rechargeant iPhone et montre. En cette matière comme dans d’autres, j’apprends de mes étourderies !

Une fois qu’on a compris ce qu’on veut, tout est plus simple. Et moi, j’ai compris que je ne voulais pas nécessairement aller loin, ni spécialement ici ou là, mais juste rouler. Et si possible à l’ombre ! Du coup, je vois déjà plus clair, même si je n’ai pas la moindre idée d’où je dormirai cette nuit. J’échafaude mentalement des itinéraires, mais ce sont juste des idées auxquelles je ne me sens absolument pas tenue. Après tout, cet esprit correspond assez bien à la tourmente que je traverse actuellement …

Je m’offre aussi un croissant et un cappuccino, après tout on n’a qu’une vie et les pauses sont importantes ! Qui veut aller loin ménage sa monture (qui en l’occurrence se porte comme un charme, ce qui confirme l’avantage de la mécanique sur le vivant, mais je m’égare)…

Je repars à 11h15, et il fait 32°, m’apprend charitablement un affichage électronique à la façade d’une pharmacie.

Après 46 km, je passe la frontière néerlandaise, et tout de suite après j’arrive à Nispen. Il y a deux établissements sur la place principale, mais l’un est fermé et l’autre ne sert pas à manger. Je repars donc, mais je sens bien qu’il faudrait bientôt que je m’arrête. En désespoir de cause, à 12h30, après 48 km, je m’arrête sur un banc à l’ombre pour boire et manger quelques amandes en attendant mieux. Heureusement que j’ai mangé un croissant à 11h !

J’en profite pour regarder un peu la carte, et je décide, en tout cas provisoirement, d’aller jusqu’à Breda (23km). Je suis surprise du peu d’indications pour les cyclistes. Je suis parfois sur la grand-route, sans même une piste cyclable, ce qui n’est pas vraiment habituel, ni en Flandre ni aux Pays-Bas.

Cinq minutes plus tard, je change d’avis, et opte pour Bergen-op-Zoom. Retour donc à mon idée du matin ! Après un fameux détour du coup… mais on s’en fout. Je me remets en route à 12h50.

Après 60 km, à 13h30, j’arrive au cimetière militaire de Bergen-op-Zoom. J’ai grand besoin d’une bonne pause, je commence à avoir faim, mais heureusement le centre n’est plus très loin. Après, j’aimerais aller jusqu’à la presqu’île de Tholen, si je suis assurée de trouver à y loger. 

Je m’offre encore un petit détour en suivant des indications vers deux restaurants que je ne trouve jamais, mais ça me permet de découvrir un peu des paysages campinois que j’ai finalement assez peu vus aujourd’hui : forêts de bouleaux ou de pins, étendues d’eau entourées d’étendues sablonneuses, etc.

À 14h15, j’arrive sur le Markt de Bergen-op-Zoom après 67 km, et m’installe à la terrasse du Times, où je m’offre un Radler et un croque-monsieur – sans jambon évidemment. Le temps a changé, le vent s’est levé (je l’ai malheureusement de face) et le ciel s’est un peu couvert. 

Le croque-monsieur est un véritable régal, et un deuxième Radler (toujours sans alcool) l’accompagne à merveille.

Je me mets en quête d’un vrienden op de fiets à Tholen, mais les deux que je trouve et appelle ne répondent pas. Finalement, je me dis que Bergen-op-Zoom, c’est pas si mal, et je réserve une chambre au Fletcher hôtel, un peu à l’écart de la ville, dans un grand parc, et … avec wellness ! Après tout, on n’a que le bien qu’on se fait (bis).

Il est 15h15, et j’ai fait 69 km quand j’arrive à l’hôtel. Je me sens assez en forme, rien à voir avec hier, comme quoi une longue nuit, ça aide !

Puisque je suis dans un wellness, en route pour la piscine ! Un peu étonnée de ne pas trouver de peignoir dans la chambre, mais bon… Le mystère s’éclaircit une fois arrivée en bas : en fait la piscine, fait partie du wellness, pour lequel il faut payer. De plus, même si ça n’est pas un problème pour moi, c’est naturiste, mais j’avoue n’avoir pas envie de payer un supplément, d’autant plus que le temps se gâte, et que la préposée à l’accueil m’a expliqué qu’en cas d’intempérie, elle devrait fermer la piscine. Je retourne donc dans ma chambre, où je traîne un peu en attendant de repartir manger.

Je repars à pied vers 18 heures en direction du centre-ville, et m’installe en terrasse sur le Markt, au grand café restaurant De Bourgondier. Il est tombé déjà quelques gouttes quand j’ai quitté l’hôtel, mais il se met à tomber des cordes, heureusement le parasol qui me protège à l’air bien imperméable. Je m’offre un schnitzel végétarien à la sauce champignons – sauce dans laquelle il doit y avoir au maximum deux petits champignons de Paris, mais ça nourrit – ainsi qu’un petit verre de vin blanc (deux) pour agrémenter mon repas. Je rentre à l’hôtel vers 20h30, la pluie a cessé et le temps s’est bien rafraîchi. 

Endormissement difficile, il doit bien être 23h quand j’entame une nuit parsemée, comme la précédente, de réveils agités. 

Jeudi 3 juillet. Je m’éveille à 6h30 et sens bien que la nuit est terminée. Je suis donc au petit-déjeuner avant 7h, mais avant ça je peaufine mon itinéraire : je décide de renoncer à passer par Tholen, d’aller directement à Vlissingen et de m’y prendre un hôtel sur le Boulevard !

Finalement, vu les prix pour avoir une vue sur la mer et non sur la ville, j’opte pour une formule un peu plus modeste, tout près du Boulevard, et avec piscine ! 

Le soleil brille déjà dans un ciel uniformément bleu, mais il devrait faire plus frais aujourd’hui.

Je me mets en route un peu avant huit heures, je rejoins rapidement le lac, où je découvre qu’il y a même des plages, puis poursuis ma route par un magnifique itinéraire à travers la campagne qui me fait rejoindre la LF 13 après 5 km. Pas pour longtemps malheureusement, puisque je bifurque le long de la N 289.

Après une dizaine de kilomètres, j’arrive en Zélande et passe au-dessus du Schelde-Rhein canaal, ce qui me permet de constater que les ponts me terrorisent toujours autant ! 

Je finis heureusement par quitter cette nationale et fais un premier arrêt à Krabbendijke à 9h, après 21 km. Mais sitôt sortie du village, je retombe sur la même fichue N289 !

Après 30 km le long de la nationale, je n’en peux plus et décide sur un coup de tête de bifurquer à gauche vers Hansweert, qui n’est qu’à 3km et où je fais une longue pause dans un établissement qui semble être aussi un petit théâtre pour enfants, le Kaj Munk.

Quitter Hansweert est un peu laborieux car de gros travaux de rehaussement des digues sont en cours. Mais je finis par m’en sortir et à 11h40, après 48 km, j’arrive à Goes. Je roule jusqu’au Markt et m’installe à la terrasse du bien nommé Marktzicht, où je déguste une délicieuse vegetarische plank : une petite soupe tomate-crème, trois petites croquettes au fromage et une petite salade de pâtes !

Je repars ensuite dans la direction de Middelburg et Vlissingen, et quand je dois choisir (6km pour Middelburg, 11 pour Vlissingen si je me souviens bien), je décide d’aller directement vers Vlissingen, ce qui me fait retomber sur la LF13.

À 14h, j’ai fait un peu plus de 73 km, il ne m’en reste quelques uns à faire pour arriver à Vlissingen, et soudain la batterie de ma montre me lâche. Elle ne pourrait pas prévenir un peu avant ? Enfin, de toute façon j’ai bien besoin de m’arrêter un peu : je suis fatiguée et j’ai d’abominables crampes d’estomac ! Le seul problème est que je suis au bord de la route, en plein soleil – heureusement, il fait nettement plus frais que les deux jours précédents !

Finalement, je ne tarde pas à repartir après avoir mis ma montre à charger et en utilisant Strava pour enregistrer mon itinéraire. Mais les crampes reprennent de plus belle, ça devient insupportable, je m’arrête donc au bord du canal qui mène à Middelburg, que je viens de rejoindre. Je ne suis vraiment plus loin du but, et ne tarde donc pas à repartir après avoir enclenché cette fois Komoot, ce qui explique que j’ai trois tronçons pour la journée d’aujourd’hui !

J’arrive à l’hôtel à 14h45, j’ai une chambre au rez-de-chaussée sur l’arrière, et comme d’habitude je n’ai rien de plus pressé que de prendre une douche et de faire ma petite lessive en même temps ! Car oui, j’ai porté les mêmes vêtements tous les jours, mais oui, je les lavais tous les soirs !

Au total, j’ai fait 79 km.

Une fois rafraîchie, comme j’ai faim, je me mets en route à pied vers le Boulevard et (surtout) une glace. Décidément, j’adore la digue de Vlissingen, et il fait un temps absolument magnifique !

Tout au bout de la digue, je découvre une étrange sculpture faite de gigantesques tubes de bambou dans lesquelles on a pratiqué des fentes, ce qui produit de la musique quand le vent souffle dedans.

Après un bref retour à la chambre, je repars prendre un apéro à une terrasse, puis manger à une autre (celle du Boulevard 17, où on mange des tomatensoepen depuis plus de 20 ans ! Aucun serveur ne parle néerlandais et ça m’agace un peu. Ils répondent systématiquement en anglais, et je dois montrer à la serveuse Virgin Mojito sur la carte pour qu’elle comprenne !

Bref, je mange un truc un peu bizarre à base d’aubergines tomatées et de riz, puis je rentre à l’hôtel en faisant un grand détour pour encore profiter de la vue et du soleil. Et une fois à l’hôtel, je m’installe encore un peu au lounge (je pensais m’installer en terrasse mais elle est envahi de fumeurs bruyants). On n’a que le bien qu’on se fait, hein ?

Vendredi 4 juillet. Je m’éveille un peu avant 7h après une nuit passable, la meilleure depuis mon départ en réalité. 

Je me mets en route vers 8h30, après un bon petit-déjeuner, sans GPS : maintenant, je connais le chemin ! Il fait magnifique, et il fait encore désert, à cette heure. Je n’ai pas regardé les horaires des ferry, mais j’arrive pile à temps (8h46) pour celui de 8h48. Je dois même courir un peu pour embarquer !

Le ferry aussi est quasi désert à cette heure matinale, et il fait déjà bien chaud ! J’hésite encore entre aller jusqu’à Knokke ou jusqu’à Ostende pour prendre ensuite le train pour Bruxelles, et puis à la réflexion, j’ai bien envie d’aller jusqu’à Bruges : d’abord jusqu’à Knokke le long de la mer, et puis jusqu’à Bruges le long du canal.

À 9h40, je fais un petit arrêt au Verdronken Zwarte Polder. Comment dire le sentiment que j’ai éprouvé en descendant du ferry… Ce sentiment d’être à nouveau chez moi, de connaître chaque recoin de ce paysage et de ne pas m’en lasser… Un peu bêtement, je suis contente d’être ici avec mon vélo de Bruxelles. Je crois bien que c’est la première fois que je l’emmène ici !

Il est 10h05 quand j’arrive à Cadzand, à 19,5 km de mon point de départ. Il est temps de décider de la suite ! Tout droit vers Knokke, ou à gauche vers Bruges ? Mon itinéraire préféré me fait de l’œil, je ne tarde donc pas à me décider : une fois n’est pas coutume, à gauche toute !

À 10h50 et quasi 30km dans les guiboles, je suis à Sluis, après avoir emprunté mon itinéraire préféré entre tous, qui longe les remparts extérieurs de Sluis. Là encore, pas un chat, je profite toute seule de la nature, du cadre enchanteur, et du seul bruit de mes pneus sur les coquillages concassés ! 

Je m’arrête à la terrasse du Reggy’s, juste en face du moulin, pour un énième Radler sans alcool. Bruges n’est plus qu’à 16km d’après les panneaux cyclistes !

A 11h50, après 40 km dont une dizaine le long du canal, j’arrive à Damme. Il y fait relativement calme, et je m’installe à la terrasse du M12, non sans un coup d’œil ému vers l’établissement De Lamme Goedzak et le Uilenspiegel-museum… L’esprit frondeur et l’anticléricalisme potache ne sont plus de saison, les curés et autres pères (et mères) la morale sont de retour. Mais bref, passons… Une fois encore, je ne me refuse rien : kaaskrokketten, supplément frites et supplément salade verte.

Et puis je me remets en route pour la dernière étape de ce voyage, qui m’amène à Bruges à 13h05, après 45 km. Et à 13h35, après 50 km, je suis à la gare de Bruges, en ayant traversé la ville sans trop cafouiller, du moins je crois. Il y a un train à 13h58, je n’aurai donc qu’une vingtaine de minutes à attendre.

Et voilà mon trajet complet : au total 265,8 km !

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