Et voilà, il fallait bien que ça arrive un jour : c’est notre dernière journée à vélo ! Une petite étape, environ 50km, maximum, jusqu’à notre hôtel, en passant par Warnemünde, la station balnéaire au nord de Rostock.
Je m’éveille tôt, vers 6h20, j’entends la pluie, les oiseaux, quel calme ! Philipp s’éveille un peu après 7h, et à 7hh45 on est au petit-déjeuner, qui ne commence qu’à 8h, mais il y a déjà deux autres tables occupées !

À 9h45 on se met en route. Il fait un soleil radieux, le vent souffle assez fort, comme hier, mais cette fois on l’a dans le dos ! On traverse un petit village où l’on peut admirer l’architecture de la région, version est-allemande non entretenue et version rénovée !



Puis on rejoint rapidement la côte, et on la longe quasiment tout le temps jusqu’à Warnemünde. La route est magnifique, la plupart du temps séparée des voitures, dans les bois ou le long de la digue.



Il est 11h25 et on a fait 26 km quand on arrive au phare de Warnemünde. On a repéré un chouette établissement où on se poserait bien un peu avant de repartir jusqu’à notre hôtel, situé dans le centre de Rostock, mais il n’ouvre qu’à midi, alors on fait encore un petit tour à vélo : par la digue jusqu’à l’hôtel Neptun, qui date de la RDA, puis par une petite rue très animée le long du vieux port, et puis on revient manger au Teepott. J’y mange le sandwich le plus cher de ma vie: 20€, mais il faut avouer qu’il est délicieux : fromage de chèvre, chutney de figues, noisettes grillées…




On y observe une scène incroyablement attendrissante : une maman (ou un papa ?) moineau prélève de petites miettes d’une frite tombée au sol pour les donner à son bébé qui piaille à ses côtés. Craquant !
Ensuite, il est temps d’aborder le dernier tronçon de notre voyage, celui vers le centre de Rostock et notre hôtel. On longe d’abord une quasi-autoroute: deux fois deux bandes, mais avec une piste cyclable le long, ce qui implique qu’à chaque sortie et entrée d’autoroute, on doit vérifier soigneusement que rien n’arrive avant de traverser la bretelle ! Un peu stressant…


On passe par Lichtenhagen, où se trouve la Sonnenblumenhaus (la maison des tournesols), qui a fait grand bruit au début des années 1990 quand elle fut incendiée par des néo-nazis, alors qu’elle était un centre d’hébergement pour réfugiés.

Puis, après quelques kilomètres le long de cette grand route, on la quitte enfin pour une autre, un peu plus cyclo-compatible, puis on rejoint le bord de l’eau, qu’on longe un peu avant de bifurquer vers le centre-ville.

Finalement, il est 14h40 et on a fait 46 km quand on arrive à notre hôtel, l’Intercity, juste à côté de la gare.


Et ça tombe bien, parce qu’après mûre réflexion (choisir, c’est renoncer) on a décidé d’aller passer la soirée à Warnemünde – oui oui, d’où on vient ! Mais cette fois, on fait la quinzaine de kilomètres en S-Bahn. Après avoir un peu flâné, entre lèche-vitrines et recherche d’un restaurant, on finit par arrêter notre choix sur un des restaurants du Neptun, le Weineck, où je mange une Flammkuchen et Philipp une spécialité du coin, un truc de porc gratiné au fromage. Puis on va encore jusqu’au bout de la jetée – ou plutôt d’une des jetées : il y a celle qui mène au phare rouge, celle qui mène au phare vert, et celle-ci se divise encore en deux sur la fin !
Puis on retourne à la gare, et à l’hôtel !



Demain, on entame notre retour vers Bruxelles, en train. Mais ce sera probablement encore l’occasion de quelques photos à partager ici : on fait escale à Münster !