Je m’éveille un peu après 7h, Philipp une grosse demi-heure plus tard. On prend notre petit-déjeuner « maison » à la table de notre petite chambre, on emballe tout et on s’en va ! Hier, j’ai acheté des élastiques pour pouvoir attacher mon sac à dos (acheté à Kiel) sur mon porte-bagage : j’en avais marre de m’escrimer chaque matin à fermer mes deux sacoches ultra remplies ! Et comme ça au moins, si je craque pour un t-shirt à Rostock, j’aurai de la place pour le ranger !


Côté météo, si hier c’était la douche, et avant-hier le bain, aujourd’hui le temps semble de nouveau à la baignade ! Quand on se met en route à 9h15, il fait déjà très beau.
On passe par le port de Neustadt, qui a l’air très joli, avec des navires anciens, mais on n’a malheureusement pas le temps de s’attarder. La route est assez vallonnée pendant 10 km, jusqu’à ce qu’on rejoigne le bord de mer, à nouveau tout à fait charmant, avec déjà des gens qui se baignent.

On fait une première pause sur la digue de Niendorf, dans la baie de Lübeck, à 10h30 après 20km. On a traversé de très jolis quartiers, très chics, avec des pins, des grosses villas, un peu le Knokke local !

Manifestement, si les stations balnéaires sont un concept inconnu des Danois et peu fréquent aux Pays-Bas, elles font partie de la culture allemande comme belge ! Mais en Allemagne coexistent des plages « sauvages » sans infrastructure particulière, et des plages payantes, avec des Strandkõrbe, et dans ce cas, si on ne loue pas une Strandkorb, on doit acheter une carte journalière qui donne accès à la plage. Je comprends mieux pourquoi dans la plupart des logements, nous avons reçu une carte touristique à notre nom…



On emprunte ensuite un chemin un peu plus sportif pendant quelques kilomètres, qui nous fait vraiment longer la falaise, qui monte et qui descend, et qui est évidemment de toute beauté.
Ensuite, on traverse Travemünde, qui a l’air très joli, mais assez touristique. Et là, on prend un bac pour traverser la Trave. Il est 11h45, on a fait 28km, et surtout, un ou deux kilomètres plus loin, on arrive dans le Mecklenburg-Vorpommern, dans l’ancienne Allemagne de l’Est… Et je n’en ai rien remarqué, malgré le long arrêt de Philipp devant un panneau explicatif et une pierre gravée « Nie wieder geteilt » (plus jamais séparés) que je regarde sans que l’information atteigne mon cerveau !



On emprunte ensuite une piste cyclable dans une réserve naturelle. C’est magnifique, et au bout de quelques kilomètres on s’arrête pour une pause repas : il fait beau, il y a des bancs, des chèvres, de l’ombre, bref c’est parfait ! Mais il y a tellement de moustiques qu’on renonce et se remet en route. La piste continue longtemps, avec quelques belles montées suivies d’encore plus belles descentes, au début j’adore ça, mais ça fatigue, d’autant que finalement, il est 13h35 et on a fait 54km quand on s’arrête enfin ! En plus, toute à ces montées et ces descentes, j’ai oublié de fermer la bouche et avalé un insecte qui me fait tousser…


Deux barres chocolatées et quelques noix de cajou plus tard, on repart et on finit par rejoindre, après 68 km, le niveau de la mer .

Après 75km, alors que notre hôtel est tout proche, la rue qu’on doit emprunter est barrée !

Pas le choix : on en emprunte un petit chemin piéton et cycliste, très joli, qui nous amène tout droit à la plage.

Et là, évidemment, pas moyen de rouler : nous devons pousser nos vélos sur le sable pendant quelques centaines de mètres, ce qui est assez éprouvant avec des vélos chargés !




Finalement, ce n’est qu’une demi-heure après avoir croisé la route barrée (qui était à 900m de notre hôtel) qu’on arrive à l’hôtel, à 15h45.


On mange le repas du soir à la terrasse du restaurant de l’hôtel. Cordon bleu végétarien, croquettes de pommes de terre et petits pois ! Ensuite, on va faire notre traditionnelle balade digestive jusqu’à la plage.

Et à 19h30, on est de retour à la chambre (qu’on a d’ailleurs bien involontairement subtilisée à une famille arrivée après nous, des parents accompagnés de leur grande fille. La dame qui nous a accueillis s’est manifestement trompée en nous donnant la chambre 17, et j’ai d’ailleurs reçu un sms me souhaitant la bienvenue dans la chambre 5, ce qui aurait pu me mettre la puce à l’oreille…). Comme chaque soir, je fais mes petites écritures (que vous lisez ensuite ici) avant qu’on aille se coucher.