Aujourd’hui, c’était journée farniente – non j’déconne, mais quand même …
Avant toute chose, j’ai éclairci hier soir le mystère du Tour de France : en fait, c’est en 2022 que le Grand Départ du Tour de France a été donné au Danemark (à Copenhague), et la 3ème étape, de 182km (ils m’énervent…) allait de Vejle à Sønderborg !
Bref, revenons à cette journée…
Je m’éveille peu après 6h30, suivie de près par Philipp. C’est tôt , mais ça nous fait quand même 9h de sommeil, vu qu’on se couche tôt ! Le petit-déjeuner est servi à partir de 8h à la buvette de la piscine – l’hôtel est situé sur le Stadionvej (le chemin du Stade), ça aurait dû nous mettre la puce à l’oreille. Et si la buvette est un peu tristounette, la piscine elle-même est très tentante, surtout avec ce grand soleil qui accentue encore ses couleurs chatoyantes.


Mais la journée s’annonce magnifique et notre étape est courte. Qui sait, une petite baignade sera peut-être possible en route ou en fin de journée ?
On se met en route à 9h10 sous un grand soleil. On longe d’abord une grand-route, qu’on quitte de temps en temps pour faire des détours parfaitement inutiles vers des hameaux que le concepteur de l’itinéraire estimait visiblement incontournables. Ensuite on entre dans un bois, très joli évidemment, mais avec le revêtement qu’il l’accompagne, c’est-à-dire impossible ! Et cette fois, ce n’est pas pour un petit tronçon de rien du tout, on y fait bien 7 ou 8 km !

Ensuite, on quitte enfin la forêt pour retrouver une magnifique piste cyclable séparée de la route, qui en 3 km kilomètres nous mène à Fynshav. Et comble de bonheur, dans ces paysages magnifiques (très typiques de la région : des immensités de champs de blé quasi jaunes) on aperçoit non seulement le fjord, mais aussi deux chevreuils !


Depuis ce matin, on a d’abord suivi un itinéraire régionale (très mal balisé, donc inutile de préciser ici lequel ), puis la route 8, avant de trouver le premier panneau de balisage de l’EuroVélo 10, qu’on va suivre à présent.

On s’arrête pour une petite pause dans un endroit où se trouve un abri pour les familles, très chouette, tout en bois, et même une toilette sèche ! On a fait 21 km kilomètres et il est presque 11 heures.

Après avoir longé une grande route assez longtemps et avoir fait une petite pause pharmacie (qui permet à Philipp de récolter de nouveaux compliments admiratifs sur son danois très pur), on rentre à nouveau dans les bois, mais cette fois-ci, ça vaut vraiment la peine, puisque ça nous permet de trouver un petit banc dans un endroit absolument idyllique où on fait notre pause de midi. Il est 12h30 et on a fait 40 km kilomètres.


On repart une fois rassasiés, continuant à longer la mer, avec à un endroit plein d’arbres qui se sont visiblement abattus sur la plage.

Mais toute cette eau limpide nous a donné envie d’une baignade, et justement, 3 km plus loin, on trouve une charmante petite plage. On prend donc notre première bain de mer de l’année dans la Baltique. Et à part les galets, c’est parfait !

On s’arrête ensuite à Sønderborg pour boire un verre à la terrasse du Karikatur (Brogade 2 – je déconseille : service très lent et absolument pas sympathique, malgré nos efforts en danois) : on a le temps, on n’est pas censés arriver avant 17h et il nous reste une dizaine de kilomètres !

Ensuite on fait un peu de shopping dans le centre, mais sans rien acheter, et tant mieux : de toute façon, je n’ai pas de place dans mes sacoches !



Pour quitter Sønderborg, on emprunte un pont, ce qui nous permet d’avoir ensuite une vue magnifique sur Sønderborg, puis on commence à grimper vers un moulin et un magnifique point de vue. On fait un petit arrêt tout là-haut, devant un musée qui commémore une des batailles que la Prusse a dû mener pour conquérir l’unification allemande : celle, en 1864, contre le Danemark. Et on repart, sous un soleil qui tape dur…



Enfin, on arrive à Broager, qu’on traverse (en descendant, youpie ! Mais sur des pavés…) pour atteindre notre petit appartement, très finement nommé AgerBro. Il est 16h15 et notre hôtesse, Anette, est en train de terminer de le nettoyer. Il est spacieux, nanti d’une petite terrasse privative et d’une belle cuisine. On est un peu à l’écart du centre du village, et on a repéré en arrivant deux pizzerias qui ont l’air tout aussi cosy que celle d’hier soir, mais après tout, on peut tout aussi bien aller chercher les pizzas et les manger ici, ou encore se préparer quelque chose nous-mêmes, puisqu’on a une cuisine et un supermarché pas loin.


Et finalement, on opte pour cette dernière option, en mode minimaliste : salade, bleu danois (ben oui !), chips, bière ! Et de quoi déjeuner demain matin ! Et comme des pachas, on se dit que c’est quand même chouette, un soir, de ne pas aller au restaurant !

