Jour 10 : Køge – København (55 km)

Eh bien voilà, on l’a fait… Nous sommes à København (Copenhague), le point final de notre voyage ! Avec des sentiments mélangés : satisfaction de l’avoir fait, bien sûr, mais aussi un sentiment de trop peu, quelque chose de l’ordre du « Quoi, déjà ?! ». Finis les levers chaque matin avec en tête l’itinéraire du jour, les spéculations sur la météo, le vent, le temps qu’on mettra à arriver, …

Bref, on y est. Partis à 8h40 sous le soleil après avoir dormi profondément et quasi sacrifié le petit-déjeuner (que l’hôtel ne fournit plus. On s’est donc contentés de café et de deux misérables tranches de cake au chocolat pour moi), on a longtemps suivi l’itinéraire 9 – et de temps en temps d’Eurovélo 10 – sur d’agréables routes de campagne.

Il n’était pas 9h qu’on apercevait deux biches dans un champ ! 

Ensuite, ce furent les grands classiques : un moulin à gauche, une église à droite…

On a bien tenté d’esquisser une théorie sur la couleur des églises, mais on a dû se résoudre à l’évidence : non, les églises blanches ne sont pas une spécificité du Jutland, il y en a aussi ici, en Sjælland, même si on peut y admirer également des églises de brique rouge ou de ce magnifique jaune ocre.

Notre itinéraire du jour était censé longer la mer. Pourtant, on l’a attendue longtemps, cette satanée mer ! La route ne cessait de faire des lacets, de monter et de descendre, à chaque tournant et à chaque sommet on se disait « Ah ! On va voir la mer ! », mais non : il a fallu qu’on attende d’avoir fait 27 km pour qu’enfin, on la touche quasi du doigt… et encore, parce que de guerre lasse, on a finalement emprunté un petit chemin qui nous y menait.

Il faut dire que si la route longeait en effet la mer, il y avait des maisons des deux côtés, et que la plupart des chemins permettant d’accéder à la plage étaient des chemins privés. Heureux ces habitants qui ont la plage dans leur jardin !

Notre petite pause « plage » fut l’occasion d’observer un couple (ou une paire ? J’ignore quels liens unissaient ces deux-là) d’écureuils jouettes qui se poursuivaient de branche en branche et d’arbre en arbre, et dont je découvris la présent grâce à leurs petits cris.

Vous saviez, vous, que les écureuils criaient ?

Après 40 kilomètres, nous sommes arrivés en vue de København. Le vent avait curieusement tourné (et on l’avait donc bien de face, mais heureusement pas trop fort), mais malgré ce petit bémol, la dernière partie du trajet fut un enchantement : une magnifique piste cyclable traversant une enfilade de lacs, jusqu’à (il fallait bien un petit défaut à cet itinéraire absolument parfait) un grand pont, puis à nouveau une piste longeant un plan d’eau, et ce jusqu’au centre, où nous n’avions pas assez d’yeux pour admirer toutes les audaces architecturales qui nous entouraient.

À 12h25, nous étions devant notre hôtel, où nous avons déposé vélos et bagages avant de partir manger à l’A propos.

Puis, une fois le check-in et l’installation dans notre chambre faits (80 mètres de couloirs pour arriver à notre chambre, qui dit mieux ?), nous sommes repartis à la découverte de la ville. Un peu de shopping au Fisketorvet (un centre commercial) puis une flânerie qui nous a menés vers la place où se tenait manifestement l’ouverture de la Pride (qui commence aujourd’hui et dure jusqu’au 20 août), un marché d’artisans où une averse nous a saisis, la brasserie Europa (pour l’apéro), et enfin le restaurant Mama Rosa (pour une pizza). Ensuite, c’est sous une pluie battante que nous sommes rentrés précipitamment à l’hôtel, en passant devant un appel à la prière, à quelques pas du concert de la Pride !

Si notre première impression de København était enthousiaste, notre deuxième est plus mitigée : cette fois, on a bien affaire à une grande ville, une vraie. Alors certes, il y a des quartiers magnifiques, mais ça reste une ville, un peu trop trépidante pour les cyclistes amateurs de calme et de grands espaces que nous avons été pendant dix jours… 

Mon coup de foudre reste Aarhus, mais qui sait, peut-être changerais-je d’avis demain ?

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