Jour 3 : Aarhus – Åstrup (95 km)

Bon, disons-le tout de suite, la réponse à la question est « NON ».

Pour ceux qui ont du mal à suivre, NON, ce ne fut pas « assez plat ». Mais c’était une magnifique journée !

Journée qu’on a d’ailleurs commencé tôt : on était sur les starting blocks au petit-déjeuner à 7h (on avait fait une première tentative à 6h45, mais le week-end, c’est 7h), et on s’est empiffrés en prévision de notre longue étape du jour.

Quand on se met en route, il n’est même pas 8h, et le soleil brille, comme hier matin. De plus, il ne devrait pas pleuvoir si on en croit la météo. 

On quitte rapidement la ville, déserte à cette heure – et aussi belle quand on la quitte par le Sud que par le Nord ! -, on rejoint la mer, et pendant 8 kilomètres, on a droit à une magnifique piste cyclable qui traverse les bois tout en surplombant la mer. Ça monte et ça descend, évidemment, mais qu’est-ce que c’est beau ! Puis on emprunte une route asphaltée, toujours dans les bois, et puis à nouveau un tronçon sur un chemin de gravier, assez casse-gueule celui-là, mais qui nous amène à une vue magnifique sur une mer d’huile. Il fait désert et silencieux, on n’entend que le bruit des vagues. Waouw ! 

Comme on a une longue route devant nous, on a décidé de réduire les pauses au strict minimum. Et nos trois petites pauses du matin, on les fait devant une église : la première, après 25 km, à l’église de Saksild; la deuxième, après 40 km, à l’église de Gylling – petit tuyau pour les randonneurs cyclistes qui me lisent : il y a généralement des toilettes publiques dans un bâtiment derrière l’église -, et la troisième à l’église de Søvind, pour remplir nos gourdes au robinet des WC.

À 12h20, on a déjà fait 56 kilomètres, qu’on peut sans hésiter qualifier de vallonés, et on s’offre donc une pause plus longue à Haldrup. Je dis « à Haldrup », mais ça veut dire dans les bois, au milieu de nulle part, avec comme seule trace de civilisation un banc de pique-nique. Autour de nous, à perte de vue, du blé, des coquelicots, des tournesols, des bleuets, des bois, la mer au loin, et dans le ciel de charmants nuages tout blancs – même si on a tout de même essuyé quelques gouttes à Søvind.

Horsens, seule grande ville des alentours, n’est plus qu’à une dizaine de kilomètres. Et le chemin qu’on emprunte pour y arriver est absolument incroyable : une sorte de sentier des douaniers, qui frôle littéralement la mer. Un enchantement !

Horsens a vraiment l’air moche au premier abord, mais il est possible que la vieille ville soit plus belle… On ne vérifie pas, on n’a pas vraiment le temps de rêvasser ! On quitte Horsens par un petit chemin réservé aux piétons et cyclistes, et on s’arrête à notre dernière église du jour après 80 km; c’est l’église de Glud.

Ensuite, ben comme d’habitude, on repart ! On n’est vraiment plus très loin, mais malheureusement, on cafouille un peu sur la fin, et lorsque Philipp me dit « voilà, normalement c’est ici », ce n’est pas du tout l’endroit où on doit être ! Heureusement, il n’est qu’à 4,5 km de là, mais on retient qu’il faut vérifier à quel repère sur Komoot correspond notre logement du jour.

Les derniers kilomètres sont un peu pénibles, et encore plus le dernier, car notre ravissant B&B est situé au bout d’un long chemin – un panneau dit « 500 m », mais à mon avis, ils mentent – de terre et de graviers, qui monte, descend et sinue, au point d’être par moments impraticable pour des cyclotouristes lourdement chargés comme nous : on n’est pas des VTTistes, non mais !

Enfin, il n’est même pas 16h quand on arrive enfin chez nos hôtes, dans une charmante maison qui, comme beaucoup ici, nous transporte immédiatement dans Hänsel et Gretel, la sorcière en moins… Ils nous offrent une bière, on s’installe, tout est bien.

Le seul problème est qu’on est très éloignés de toute civilisation, et qu’il est donc hors de question de ressortir manger. On envisage donc de se commander des pizzas, mais quand on s’informe auprès de nos hôtes, ils nous proposent d’aller nous chercher à manger (des smørrebrød). On accepte, évidemment, soulagés !

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