Après avoir longuement hésité, on a décidé de jouer la sécurité et de prendre le train de 8h11, et pas celui de 9h11. On a donc mis notre réveil à 6h40 pour être à 7h au petit-déjeuner, mais on est éveillés avant le réveil.
Le plan fonctionne donc à merveille, et mon pneu est toujours bien gonflé. On se met donc en route pour la gare à 7h30, et on monte dans le train « let » (léger) qui va nous mener à Aarhus.

Juste avant Aarhus, le train longe quasiment la plage et la baie, ce qui nous donne l’occasion d’avoir une superbe vue sur la ville, en tout cas sur son port et sa partie moderne. Waouw ! Je suis émerveillée et une chose est d’emblée sûre pour moi : Je veux revenir à Aarhus !

Ça tombe bien, car en fait on va y rester quelques heures : au départ on devait juste y acheter nos tickets pour la suite du voyage, puisqu’il était impossible de le faire de la gare de Grenå. Mais les choses s’avèrent plus compliquées que prévu puisqu’on apprend qu’on devait réserver les places dans les trains pour nos vélos, ce que personne ne nous a jamais dit ! Le premier train dans lequel on peut encore monter part à 13h32, et il n’est même pas 10h…
Je suis enchantée : voilà l’occasion rêvée de partir à la découverte de cette ville qui a l’air magnifique, et pour laquelle j’ai tout de suite eu un vrai coup de foudre !
On commence donc par retourner au bord de la baie, d’où on s’occupe de réserver notre train allemand du jour, car on n’a toujours nos billets que jusqu’à Flensburg. On n’arrivera à Kiel qu’à 20h passé, mais de toute manière Ingo a le covid et on ne pourra donc pas le voir.



On repart ensuite vers l’entrée de la baie, qui est bâtie de constructions très modernes, pas toujours terminées d’ailleurs. Ça me fait un peu penser à Montpellier.
Le temps est magnifique et propice à la baignade, mais il y a décidément trop de méduses. On voit quelques personnes s’y risquer, mais elles ne restent jamais bien longtemps dans l’eau, et on découvre d’ailleurs une sorte de piscine d’eau de mer, où l’eau est manifestement filtrée et au bord de laquelle se se prélassent pas mal de gens. Il y a aussi une sorte de piste de ski nautique avec des rampes, au niveau du bassin 7, qui a par ailleurs un petit air underground.




On revient vers le centre, et on prend notre repas de midi à la terrasse du Jorden Drejer : hamburger veggie pour nous deux, accompagné de drôles de frites crollées. Je profite de la proximité de magasins fort tentants pour m’acheter une petite robe, puis on se dirige vers la gare centrale, où on prend le train pour Fredericia de 13h32.
On arrive à 14h45, et on utilise le même plan : hop, sur nos vélos, direction la mer ! Cette fois, comme on n’a que deux heures, on ne flâne pas et on s’installe à la première terrasse au bord de l’eau qu’on trouve, au port de plaisance : le café Mums.


Le troisième train de la journée s’avère moins « partie de plaisir » : il s’agit d’un train pour Hambourg, annoncé voie 7, puis voie 3, puis voie 7, puis à nouveau voie 3. Et évidemment, chaque fois, on transhume d’un quai à l’autre, ainsi que tous les autres voyageurs. Heureusement qu’il y a des ascenseurs ! Quand le train arrive enfin, il y a un wagon vélo, mais on y accède par quatre hautes marches. Pas facile avec deux vélos lourdement chargés ! Autre problème : on a des places réservées dans ce train, mais ce sont les mêmes pour nous et pour nos vélos ! Les places 51 et 52 étant des strapontins, j’imagine qu’on est supposés s’y asseoir avec nos vélos sur les genoux…
Le train est plein de gens épuisés et en nage, ce qui n’est pas étonnant puisque la température a considérablement augmenté depuis notre départ de Grenå ce matin. Et pour ne rien arranger, il y a là une ribambelle de scouts qui s’avèrent avoir réservé les places où nous nous sommes assis. On en est quitte pour changer de place…
Le mystère s’éclaircit un peu plus tard, quand Philipp pose la question au contrôleur : en fait, on aurait dû réserver des places assises pour nous, et pas seulement des places pour nos vélos.
A Flensburg, passé la frontière allemande, on manque de temps pour faire du tourisme, et puis on fatigue un peu. Je vais m’acheter un paquet de biscuits pour tenir le coup, et comme notre train pour Kiel a du retard, on en profite pour appeler Ingo. Finalement, le train arrive vers 19h25 (avec 20 min de retard), et l’affichage indique qu’il ne va pas jusqu’à Kiel. On monte dedans quand même, sans trop savoir où il nous amènera…
Finalement, il nous amène à Kiel, avec beaucoup de retard, mais on y est ! Il est 21h30 quand on arrive à notre hôtel, heureusement tout proche.
Et histoire de quand même voir vu quelque chose d’autre à Kiel que la chambre d’hôtel (mais surtout de se détendre un peu après ce long voyage), on ressort encore boire un verre à une terrasse toute proche.
