(DE-DK) Lundi 11 juillet 2022 (jour 15) : Hune – Hirtshals (61,25 km)

Après une nuit très moyenne, on est debout à 6h30. On prend notre petit déjeuner et il est à peine passé 8h quand on se met en route. On a une étape assez courte aujourd’hui et le temps s’annonce magnifique.

Philipp est heureux : on fait près de dix kilomètres sur une magnifique asphalte. Ensuite, quelques centaines de mètres un peu moins confortables, et nous voilà au bord de la mer, plus exactement sur la plage, car les Danois ont inventé un concept inédit : la route sur la plage, même pour les voitures d’ailleurs ! Pendant 4 km, nous roulons donc sur du sable heureusement bien tassé, et ça a quelque chose de surréaliste de croiser ainsi cyclistes et automobilistes, heureusement peu nombreux, sur une piste ensablée.

A 9h45, alors qu’on a roulé près de 25km depuis ce matin, on atteint les 1000 km depuis Bruxelles ! On fait une photo pour immortaliser ça, et on repart !

On était censés faire un 1000 avec nos doigts, mais je crois que c’est raté…

Philipp est très attentif aux plaques de voitures et tient beaucoup à me signaler chaque fois qu’il voit une voiture norvégienne, surtout depuis qu’on a traversé un quartier ou village appelé la petite Norvège. Du coup, je m’y mets aussi et lui dit un moment donné : « Tiens, c’est pas des Suisses, ça ? ».

Comme il est à moitié sourd (sa version est que je murmure, mais il est évident que je m’époumone en pure perte), il me fait répéter, puis finit par comprendre « des huîtres ». Fou rire sur la route pour nous deux, sans cesser de pédaler bien sûr !

Après 40km, on atteint un endroit absolument magnifique au bord de la mer, où on s’offre une pause collation.

On poursuit ensuite notre route et on se retrouve enfin (ben oui, ça commençait à manquer !) sur des graviers, des coquillages concassés, puis des montées et des descentes, puis une forêt… Ici, j’ai toujours l’impression quand on traverse une forêt qu’on va voir surgir un renne, un caribou, un gnou ou un truc du genre, mais non, rien !

A 12h20, on atteint le phare de Hirtshals, où on a décidé de manger nos sandwiches avant d’aller à notre logement du jour, où on ne peut arriver qu’à partir de 15h. Le paysage est à nouveau de toute beauté, et l’endroit a l’air assez touristique : étonnamment, il semble que le Nord soit plus touristique que le Sud, ici. On a fait près de 60 km ce matin !

On laisse un message sur le répondeur d’Elsa (on loge au Hos Elsa) et comme elle ne répond pas, on va au centre boire un verre en terrasse.

Elle nous prévient un peu avant 15h, on gagne son adresse, qui est à 250m à peine du centre, et on s’installe dans notre petit sous-sol, puisque c’est là que sont situées notre chambre et notre salle-de-bain. Elsa est charmante, elle nous a mis une bouteille de rosé au frais et nous invite à utiliser son jardin. Dans un premier temps, c’est à faire sécher ma lessive que je l’utilise ! 

Jusqu’ici, j’ai oublié de parler de deux ou trois petites choses frappantes au Danemark :

D’abord leur amour de leur drapeau : il y en a partout, et au début c’est perturbant, parce qu’on a plutôt l’habitude qu’un drapeau signale un camping, un restaurant, un hôtel, etc. Or, ici il y a des petits drapeaux plantés au sol au bord des routes, au mât de quasiment toutes les maisons, sur des cailloux peints au sol, etc. Il parait que ça n’a rien de politique, c’est juste qu’ils aiment bien leur pays.

À propos de cailloux, un autre truc marrant, c’est le nombre de « galeries » qu’on trouve au bord des routes, et qui sont généralement de simples brocantes de garage où s’entasse du brol invraisemblable, ou même des stands devant les maisons, où l’on peut acheter de superbes (ou moins) cailloux peints. Je n’ai pas encore eu l’occasion de les photographier, parce qu’en général il y a un enfant ou un adulte derrière qui pourrait trouver bizarre que je m’arrête juste pour faire une photo de ses « trésors » sans manifester la moindre intention d’en acheter, mais j’essayerai…

Une autre chose qu’on peut acheter sans problème au bord des routes, ce sont des pommes-de-terre. Et évidemment, qu’on vende des cailloux ou des patates, ça se signale toujours avec un drapeau danois !

Pour une fois qu’on est là tôt, on a très envie d’aller à la découverte de Hirtshals, qui a en plus l’air jolie et animée, une vraie cité balnéaire dans le vent (au figuré, puisqu’il n’y a quasi plus un souffle de vent aujourd’hui !).
A suivre donc pour le récit de la fin d’après-midi et de la soirée ! Mais sachez déjà que je suis totalement réconciliée avec le Danemark.

… Voilà, nous sommes donc partis à la découverte de cette petite ville. Évidemment, je n’ai pas pu m’empêcher de faire quelques achats que je devrai caser dans mes sacoches (ça va aller). Non non, pas de caillou peint ! Puis on a essayé de trouver un resto sympa, et ça c’est quand même toujours un peu la galère. Curieusement, le quartier du port n’est jamais très joli – c’est un euphémisme – en tout cas dans les villages qu’on a traversés jusqu’à présent. Pas la moindre Marina un peu sympa, avec petite terrasse, etc. On a donc fini par jeter notre dévolu sur le resto Normann’s, qui servait des hamburgers végétariens, mais avant, on est allés prendre un verre à la terrasse d’un pub juste en face. Et après, on est allés faire une petite promenade digestive sur la plage en direction du phare. Il y avait encore des gens qui se baignaient, quant à moi j’ai mis les pieds dans l’eau et ça m’a suffi, alors que j’ai l’habitude des eaux froides… 

Ensuite, pour faire honneur à notre hôtesse (on est comme ça, on a le sens du sacrifice chevillé au corps), on a ouvert sa bouteille de rosé et bu un verre sur sa terrasse.

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