
Nuit de nouveau pas terrible. Pourquoi est-ce que je me réveille chaque jour à 4h40 ?? Enfin, on est pas mal reposés quand même, et on est au petit-déjeuner un peu plus tôt qu’annoncé (on avait dû choisir une tranche horaire, de quart d’heure en quart d’heure, et 8h n’étant plus disponible, on avait opté pour 7h45, mais finalement ce sera 7h30, na !).
On se met ensuite en route à 9h05, mais on commence par suivre le Nordseeradweg dans le mauvais sens. Heureusement, on s’en aperçoit vite ! On ignore encore que ce n’est que le premier d’une longue série de cafouillages…
Après une dizaine de kilomètres, on rejoint l’Elbe. Je n’ai pas encore parlé du vent jusqu’ici, cela veut sans doute dire qu’on l’avait dans le dos, car ici on l’a de face, c’est tout à fait évident ! On progresse malgré tout à un bon rythme, et après 16 km on fait un premier petit arrêt au bord de l’Elbe, qu’on longe certes, mais que l’on ne voit pas très souvent pour autant, donc on en profite !


On quitte ensuite l’Elbe, toujours en suivant le Nordseeradweg, et ça doit être quelque part à ce moment là que ça a commencé à foirer. On a d’abord sillonné une ou des rivières, en haut d’une petite digue très étroite et, comme de juste, soit pavée soit « gravillonnée », sinon c’est pas drôle.

Un moment donné, on a vu des panneaux « Stade 18 km » Alors qu’on en avait déjà fait 27. C’est là qu’on a commencé à se dire qu’on n’était pas rendus, d’autant qu’aucun panneau, je dis bien aucun, n’indiquait plus Hambourg ! Tout en s’orientant tant bien que mal entre les vergers et les toits de chaume, on a commencé à avoir envie de s’arrêter, d’autant que notre intention était de manger juste avant d’arriver dans la zone portuaire d’Hambourg. Mais comme on avait perdu notre chemin, ou plus exactement comme il n’y avait plus la moindre indication de destination, on a chipoté, tournicoté, improvisé, cafouillé, et la tension commençait même à monter, entre ma vessie qui réclamait un peu d’attention et Philipp qui voulait absolument avancer. On a fini par faire une pause-pipi après 30 km au pied d’un fort joli moulin qui faisait brasserie, mais justement pas là maintenant, avant de repartir confiants, peu avant midi, vers Hambourg, le long d’une vilaine nationale.

Mais somme toutes, la vilaine nationale, c’était encore très bien en comparaison de la zone portuaire, où on s’est évidemment encore magistralement perdus.
Dans tout ça, on cherchait aussi, et tout aussi en vain, à manger, mais le seul établissement qu’on finit par trouver ne voulait pas nous servir en terrasse près de nos vélos, on a donc décidé de continuer et de renoncer à gagner Hambourg par le tunnel sous l’Elbe, et de guerre lasse et malgré une batterie d’iPhone complètement faiblarde, j’ai branché Komoot pour qu’on gagne l’hôtel par le chemin le plus direct, ce qui voulait quand même dire 17km encore. Komoot nous a donc mené à un embarcadère, on est montés dans le bateau qui arrivait justement, une dame nous a expliqué qu’on devait descendre à l’arrêt suivant (car notre bateau restait sur la mauvaise rive) et prendre un autre bateau pour traverser. Ce qu’on a donc fait, en descendant un arrêt avant celui qui nous aurait le plus rapprochés du centre ville. Et sitôt descendus du bateau, on s’est précipités au Elbterrasse, le premier établissement qu’on a trouvé, car il était quand même 13h40, et on avait fait plus de 47km.






Un grand Radler / une grande bière et un spaghetti : une currywurst plus tard, on était reboostés pour les derniers kilomètres jusqu’à notre hôtel, où on est arrivés vers 15h30, tandis que nos malheureux amis (Nathalie, Henry et Coline, dont on avait découvert l’avant-veille de notre départ qu’ils seraient à Hambourg le même jour que nous, et qui ont donc réservé dans le même hôtel) étaient coincés sur l’autoroute, à l’arrêt en plein soleil suite à un accident…


De mon côté, je commençais à m’inquiéter sérieusement pour mon téléphone, et la première chose que nous avons donc faite une fois douchés, c’est aller à l’Apple Store, heureusement situé à un bon kilomètre seulement de l’hôtel, où le vendeur nous a fort gentiment et rapidement pris en charge. Bilan : poussière accumulée dans la prise de recharge de l’appareil et câble foutu. Heureusement, j’échappe donc à un nouvel achat (si ce n’est celui d’un câble évidemment) !


Ensuite, on a poursuivi notre chemin jusqu’à l’hôtel de ville, trouvé un endroit sympa où manger ce soir, réservé, et retour à l’hôtel pour se poser un peu avant notre rendez-vous avec nos amis, à 18h à la réception.
(à suivre)
La suite de la soirée s’est passée comme on l’imagine : apéro et délicieux repas à la terrasse du Mélange, suivis d’un dernier verre au lounge de l’hôtel une fois « la petite » au lit !

