(DE-DK)Mardi 28 juin 2022 (jour 2) : Cuxhaven – Stade (87,75 km)

Je m’éveille vers 4h30 du matin, il fait déjà clair dehors ! Heureusement, je me rendors et on se réveille définitivement peu avant 7h, malgré que le petit-déjeuner ne soit servi qu’à partir de 8h. On patiente donc une heure, même si ça ne nous arrange pas vraiment, puisqu’une longue étape nous attend : 90km environ, si l’on suit le Nordseeradweg – qu’on a déjà vu indiqué hier soir.

Je me sens heureusement assez en forme, malgré quelques petits bobos : mon dos, déjà douloureux avant le départ, encaisse mal les longues journées de train comme celle d’hier, et j’ai une mystérieuse douleur au majeur gauche – un faux mouvement sans doute… 

Le petit-déjeuner est très allemand, plein de fromages et de charcuteries et peu de sucré au buffet, mais je trouve quand même mon bonheur, entre croissants, muesli et un peu de fromage frais aux herbes.

Le temps est magnifique, grand soleil, et vers 9h, on est prêts à partir… Mais où Philipp a-t-il mis ses clés de vélo ?? Il faut un bon quart d’heure de recherches (dans les sacoches, dans la chambre, à la réception) avant qu’on la retrouve finalement : en fait il suffisait de demander à la réception – où Philipp s’était borné à aller chercher la clé de la chambre pour y retourner – : ils l’avaient trouvée hier sur le parking vélo, semble-t-il. Ouf ! Il est 9h15, en route pour la Kugelbake puis la sortie de Cuxhaven vers Alte Liebe, et ensuite c’est l’inconnu pour moi, puisque nous n’étions pas allés, l’an dernier, plus loin que le panneau « Alte Liebe ».

Après une dizaine de km de contournement de la zone portuaire, on atteint les Wadden (enfin les Watten). Hambourg est déjà indiqué sur le sol de la piste cyclable (par l’abréviation HH) ainsi d’ailleurs que Cuxhaven, dont on vient (CUX).

Rejoindre la mer (même si en fait, comme se tue à le répéter Philipp, ce n’est pas la mer, mais l’embouchure de l’Elbe) est, comme chaque fois, magique : sur des kilomètres, ce ne sont que moutons, vaches et (moins drôle) barrières à ouvrir… Sans oublier évidemment les innombrables crottes et bouses entre lesquelles on se faufile tant bien que mal.

Après une vingtaine de kilomètres, on quitte l’Elbe pour l’intérieur des terres, comme le prescrit le Nordseeradweg.

A 11h30, après 36 km, on s’octroie une petite pause au bord d’un charmant canal. Enfin, la pause, c’est surtout pour moi, car Philipp a reçu un message de sa chef et passe donc nos vingt minutes d’arrêt à régler à distance des histoires de délibés ! Ah, ces profs…

A 12h15, après 42 km, on arrive à Wingst, où on s’arrête pour le repas de midi à la Trattoria Benvenuto. Façade charmante, terrasse ombragée et accueillante, mais pour le reste, on repassera, ou plutôt on se contentera de pains au fromage accompagnés de bière sans alcool.

Et quand je dis « pains au fromage », n’allez pas imaginer un sandwich : c’est un petit pain sur lequel on a manifestement fait fondre du gruyère râpé, sans plus… Enfin, on est contents de s’arrêter !

Et on l’est encore plus (de s’être arrêtés) quand on repart, car ce qui nous attend est assez vallonné. Bon, ce n’est évidemment pas les Alpes, mais ça monte et ça descend jusqu’à ce qu’on rejoigne une charmante rivière, la Oste, qu’on longe malheureusement sans la voir, mais c’est joli quand même. 

N’empêche que dans l’ensemble, l’itinéraire balisé fait une quinzaine de kilomètres de plus que l’itinéraire le plus court, et que réflexion faite, je ne vois pas très bien pourquoi. Il y a certes de jolis petits villages (deux ou trois), des portions de route mignonnes comme tout, mais il y a aussi des pistes cyclables le long de la route, des chemins de graviers et même parfois d’horribles pavés.

On commence à être passablement fatigués lorsqu’on avise enfin, peu après 15h, un charmant établissement dans le patelin au nom non moins charmant de Himmelpforten (« les portes du ciel »): le Café Manaia, où on s’enfile une bière NA et, pour moi, une gaufre au sucre et à la chantilly. C’est que j’ai faim, après avoir roulé 32 km depuis mes misérables pains au fromage !

On repart peu avant 16h, et là, bonheur : un panneau indique Stade à 14 km ! C’est donc pleins d’enthousiasme qu’on parcourt les derniers kilomètres; il y a encore quelques montées, mais l’arrivée dans Stade est vraiment jolie, on traverse un grand parc qui fait un peu penser à l’entrée dans Breda, puis on trouve notre hôtel sans trop de peine, et tant ce dernier que Stade sont positivement ravissants. Il est 16h50, on range nos vélos jusqu’à demain, et hop, à la douche !

Le soir, après avoir méticuleusement exploré les alentours, on jette notre dévolu sur le restaurant Memories, où on s’offre un hamburger végétarien – après tout, cela fait aujourd’hui 35 ans exactement qu’on est entrés dans la vie l’un de l’autre… 

Cet article a été publié dans Uncategorized. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire